blabla présentation blog

Le blog de la section CFDT d'Axway

La CFDT vous représente, négocie et obtient de nouveaux droits qui améliorent votre quotidien.

vendredi 11 avril 2014

L’inégalité des salaires homme/femme reste une réalité

 A l’occasion de la journée mondiale des droits des femmes, l’Insee publie une étude rappelant que trois femmes sur quatre gagnent moins que leur conjoint. Leur contribution aux revenus du couple s’élève en moyenne à 36%.

Des inégalités plus ou moins élevées selon la situation de couple des femmes

En 2011, les femmes ont en moyenne perçu un revenu annuel de 16.700 euros nets, travaillant plus souvent à temps partiel, contre 29.000 pour leur conjoint. Les femmes en couple gagnent donc en moyenne 42% de moins que leurs homologues masculins.

De plus, l’Insee précise que cet écart n’est que de 9% entre les femmes et les hommes sans conjoint.

Au total, cet écart de revenu est donc ramené à 35% sur l’ensemble de la population non étudiante âgée de 20 à 59 ans.

D’autre part, les revenus seraient égaux dans seulement 1 couple sur 4 :

  • Pour 24% des couples, la contribution des femmes aux revenus du ménage est inférieure à 20%.
  • Dans 28% des couples, cette contribution varie entre 20% et 40%, avec 44% de ces femmes ayant un emploi à temps partiel.
  • Dans 23% des couples, elle varie entre 40% et 50%, avec pour la majorité des cas, les deux conjoints qui travaillent.
  • Enfin, dans 25% des couples, la contribution des femmes est supérieure (ou égale) à 50%. Pour ce groupe, une grande partie des femmes possèdent un diplôme d’études supérieur.

Pourtant, l’écart de revenu annuel au sein des couples s’est réduit entre 2002 et 2011, passant de 13.600 euros à 12.300 euros et ce, grâce à la montée de l’activité des femmes.

En effet, sur cette même période, le revenu moyen des femmes en couple a augmenté de 14.300 à 16.700 euros. Tandis que celui des hommes a progressé un peu plus faiblement, passant de 27.900 à 29.000 euros.

Ainsi, la proportion de femmes occupant un emploi est passée de 70% à 75% et celle des hommes est restée stable, autour de 87%.

Des écarts de revenus moins importants chez les couples plus aisés et non mariés ou sans enfants

Les écarts de revenus entre hommes et femmes sont « moins importants au sein des couples dont le niveau de revenu est intermédiaire ou relativement élevé ». La contribution moyenne des femmes s’avère être la plus élevée dans les couples percevant au total entre 35.000 et 59.000 euros par an, soit 40% des couples.

D’ailleurs, l’étude souligne aussi qu’en moyenne, les hommes et les femmes sont plus souvent en couple avec des personnes qui perçoivent un revenu proche du leur.

De plus, l’Insee précise que la contribution des femmes aux revenus du couple est plus faible quand elles sont mariées : 34% contre 41% dans les couples en concubinage ou pacsés.

 

Base de données : la BDU en question

 

image

La loi de la sécurisation de l’emploi, adoptée à la suite de l’ANI éponyme, a prévu le regroupement des informations utiles à l’exercice du mandat des représentants des salariés, dans une base de données unique. La parution du décret (ci-joint) et de la circulaire (à venir) sur ces sujets est l’occasion de préciser un certain nombre de points. Voici une série de 7 questions pratiques, soulevées par la BDU, et les réponses que nous y apportons.

  • Peut-on différer la mise en place de la BDU pour en négocier un contenu plus adapté à l’entreprise ?

La mise en œuvre de la BDU est obligatoire à partir du 14 juin 2014, dans les entreprises d’au moins 300 salariés, et du 14 juin 2015, pour les entreprises de moins de 300 salariés. Si l’employeur ne met rien en place, il s’expose à des poursuites pour délit d’entrave, d’autant que la consultation sur les orientations stratégiques doit avoir lieu chaque année depuis l’entrée en vigueur de la loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013.

Cependant, la mise en œuvre d’ici au 14 juin 2014 d’une BDU satisfaisante peut s’avérer difficile en pratique. Dans ce cas, l’employeur et les organisations syndicales peuvent conclure un accord aménageant une période de transition.

-          L’accord peut prévoir que, dans un premier temps (période d’un an ou 6 mois par exemple), l’employeur met en œuvre la BDU dans le respect des rubriques prévues par le décret[1] en fournissant les principales informations, actuellement dans le Code du travail, qui s’y rattachent. Et ce, afin que la consultation sur les orientations stratégiques puisse avoir lieu. Dans cette première phase, le principal changement avec le passage à une BDU portera sur le support des informations et leur centralisation.

 -          L’accord peut également contenir une clause de revoyure aux termes de laquelle, à l’expiration de cette période initiale, l’employeur et les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise s’engagent à ouvrir une négociation portant sur un contenu amélioré (c’est-à-dire plus adapté à l’entreprise et à son environnement) de la BDU. 

  • La consultation sur les orientations stratégiques doit-elle avoir lieu dans toutes les entreprises dès cette année, ou elle s’échelonne jusqu’en 2015 ?

 - Dans les entreprises d’au moins 300 salariés, la BDU est supposée mise en place au plus tard le 14 juin prochain, il n’y a donc pas de problème particulier (si ce n’est justement la mise en place d’une BDU satisfaisante dans ce délai contraint, cf. question 1).

 -Dans les entreprises de moins de 300 salariés, la consultation sur les orientations stratégiques ne pourra probablement pas avoir pour support la BDU, puisque celle-ci n’est obligatoirement mise en place qu’à compter du 14 juin 2015.

 Est-ce à dire pour autant que, dans ces entreprises, la consultation sur les orientations stratégiques ne peut avoir lieu ?

Nous ne le pensons pas. À notre avis, la loi de sécurisation de l’emploi (et plus particulièrement l’article L.2323-7-1 du Code du travail) est applicable dès maintenant dans toutes les entreprises concernant la consultation sur les orientations stratégiques. En l’absence de BDU, celles-ci se feront au vu :

 -          des « orientations stratégiques de l’entreprise, définies par l’organe chargé de l’administration ou de la surveillance » ;

 -           de « leurs conséquences sur l’activité, l’emploi, l’évolution des métiers et des compétences, l’organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l’intérim, à des contrats temporaires et à des stages ». Ces conséquences seront appréhendées à partir des informations pertinentes et nécessaires déjà fournies par l’employeur en vertu des dispositions actuelles du Code du travail (ex-rapport sur la situation économique, etc.), ainsi que des éventuelles demandes d’informations « complémentaires » par l’expert, en cas de recours à un expert[2]

  •  Qui négocie ? Les organisations syndicales ou le comité d’entreprise ?

 Il faut distinguer entre la négociation sur le contenu de la BDU et la négociation des délais de consultation et d’expertise.

 -          La négociation sur le contenu de la BDU a pour objet d’« enrichir » le contenu de la BDU, c’est-à-dire d’adapter, dans un sens plus favorable aux salariés, les informations fournies au contexte de l’entreprise (secteur d’activité, filière, groupe, etc.). Cette négociation est prévue par l’article L.2323-7-2 du Code du travail. Elle est possible quelle que soit la taille de l’entreprise et peut avoir lieu soit au niveau de l’entreprise, soit au niveau du groupe, entre les organisations syndicales représentatives et l’employeur (ou le représentant du groupe). En outre, des accords de branche, négociés entre les organisations syndicales représentatives et les organisations professionnelles d’employeurs, peuvent également améliorer le contenu de la BDU tel que prévu par la loi de sécurisation de l’emploi et le décret du 27 décembre 2013[3].

 -           Les accords portant sur les délais de consultation du comité d’entreprise et/ou sur les délais d’expertise s’appliqueront en priorité par rapport aux dispositions du décret et sont négociés au niveau de l’entreprise, entre la majorité des membres titulaires du comité d’entreprise (ou du comité central d’entreprise) et l’employeur. Ces accords peuvent prévoir des délais plus longs, mais aussi plus courts que ceux prévus par le décret[4]. Mais ils ne pourront jamais être inférieurs à 15 jours, délai minimal prévu par la loi[5]. En outre, l’accord peut prévoir un financement de l’expertise par l’employeur plus favorable que celui prévu par la loi[6], c’est-à-dire au-delà de 80 %. 

  •  La BDU peut-elle être mise en place au niveau du groupe ? D’une UES ?

 L’obligation de mettre en place la BDU incombe d’abord à l’employeur au niveau de l’entreprise.

 Néanmoins, il est possible de la mettre en place au niveau du groupe par accord négocié entre le représentant du groupe côté employeur (employeur de l’entreprise dominante ou employeur du groupe mandaté) et les organisations syndicales de salariés représentatives dans le groupe ou dans l’ensemble des entreprises concernées par le champ de l’accord[7]. La mise en place d’une BDU au niveau du groupe n’exonère pas l’employeur de son obligation de mettre à disposition les informations dans une BDU constituée au niveau de l’entreprise[8].

Par ailleurs, en cas de reconnaissance d’une UES, la circulaire préconise qu’une BDU soit mise en place à ce niveau, ce qui est logique puisque l’UES est reconnue pour mettre en place des institutions représentatives du personnel, comme dans toute entreprise[9].

Cependant, si au niveau de l’UES (par analogie avec le niveau de l’entreprise) on peut penser que l’employeur peut mettre en place la BDU de manière unilatérale, sans passer par la négociation d’un accord (même si cela n’est pas souhaitable) la mise en place de la BDU au niveau du groupe doit, en principe, passer par la négociation avec les organisations syndicales. 

  •  L’expert-comptable assistant le CE pour l’analyse de la BDU est-il financé par l’employeur ou par le CE ?

Selon l’article L.2323-7-1 du Code du travail, et à défaut d’accord plus favorable conclu entre l’employeur et le comité d’entreprise, les frais d’expertise s’imputent pour 20 % sur le budget de fonctionnement du CE et sont pour 80 % pris en charge par l’employeur.

Cependant, afin de ne pas annihiler les possibilités d’action des comités d’entreprise dont le budget est limité, cette prise en charge ne peut amputer son budget de fonctionnement de plus d’1/3. Ce qui signifie que, dans ces cas, l’employeur devra prendre en charge la part excédant le tiers du budget de fonctionnement.

En toute hypothèse, un accord peut décider d’une prise en charge à 90, voire 100 % par l’employeur. 

  • La mission de l’expert sur la BDU se traduit-elle nécessairement par un rapport ? Est-elle encadrée par des délais ?

 La loi prévoit que « le comité d’entreprise peut se faire assister de l’expert-comptable de son choix en vue de l’examen des orientations stratégiques de l’entreprise »[10] . Cette mission d’assistance ne prend pas obligatoirement la forme d’un rapport et, pour la CFDT, l’assistance de l’expert-comptable est même souvent plus utile si elle prend la forme d’un accompagnement en continu. Il conviendra donc de discuter avec les experts de cette possibilité lors de la négociation de la convention.

 Toutefois, la loi a encadré le délai d’expertise en cas de remise d’un rapport (et uniquement dans ce cas) en renvoyant par ordre de priorité :

-à l’accord conclu entre l’employeur et le comité d’entreprise ;

-ou, à défaut, aux délais fixés par le décret.

 Or, concernant l’assistance pour l’examen des orientations stratégiques, ce délai expire 15 jours avant le délai imparti au comité d’entreprise pour rendre un avis[11]. Le délai dépend donc du fait de savoir si la consultation donne lieu, ou non, l’intervention du CHSCT et, le cas échéant, de l’instance de coordination, puisque le décret le fait varier selon ces paramètres.

Ainsi, il peut être d’un mois et demi, de deux mois et demi ou de trois mois et demi.[12] 

  • La BDU remplace-t-elle les différents rapports remis au CE (RSC, bilan social, RSE) ?

Jusqu’au 30 décembre 2016, les rapports existant continuent d’être remis au comité d’entreprise. À partir du 31 décembre 2016 en revanche, la loi prévoit que la BDU se substituera aux rapports remis aux comités d’entreprise[13].

Il faut ici entendre comité d’entreprise au sens strict. En effet, la BDU n’étant obligatoirement mise en place qu’au niveau de l’entreprise, elle ne pourra se substituer aux rapports remis aux comités d’établissements que si les informations qu’ils contiennent normalement sont facilement accessibles pour les élus d’établissement. En clair, il faudra soit qu’une BDU ait été mise en place au niveau de l’établissement, soit que l’accès aux informations concernant l’établissement figurant dans la BDU mise en place au niveau de l’entreprise, soit organisé pour les élus d’établissement. En aucun cas, les élus d’établissement ne devront avoir à supporter des frais de déplacement et/ou des pertes de temps en déplacement sur leurs heures de délégation pour se rendre au siège, afin d’y consulter la BDU…Quel que soit le niveau de mise en place de la BDU, l’accès aux informations doit leur être garanti.

[1] Art.  R.2323-1-3 c.trav.

[2] Art.  R.2325-6-1 c.trav.

[3] Décret n°2013-1305 relatif à la base de données économiques et sociales et aux délais de consultation du comité d’entreprise et d’expertise, JORF n°0304 du 31.12.13.

[4] cf. encadré sur les délais.

[5] Art. L.2323-3 c.trav.

[6] Art.  L.2323-7-1, alinéa 4 c.trav.

[7] Article L.2232-31 c. trav.

[8] Article R.2323-1-10 c. trav.

[9] Circulaire précitée, fiche 1.

[10] Art. L.2323-7-1, al. 4 c. trav.

[11] Art. R.23225-6-1 c. trav.

[12] cf. délais de consultation prévus à l’article R.2323-1-1 du Code du travail, moins 15 jours.

[13] Article L.2323-7-3 du Code du travail.  La date butoir fixée par l’article 4, IV, de la loi de sécurisation de l’emploi, qui reste valable puisque le décret n’a fixé aucune autre date.

Aussi:

Analyse de Village de la Justice

dimanche 16 juin 2013

SYNTEC – Revalorisation des minimas salariaux

 La revalorisation des minima conventionnels de la Convention Collective des Bureaux d’Etudes dite Syntec a été signée par la CFDT.

 

Voici la nouvelle grille de classification (applicable au plus tôt au 1er août 2013).

 

Tract Salaires 2013

Accord salaires 2013 – ingénieurs et Cadres

Accord salaires 2013 – ETAM

vendredi 12 avril 2013

La Participation et l’Intéressement chez Axway : une arnaque déguisée en bonne affaire !

 Dans la communication mensuelle du mois d'avril 2013 (sur l'intranet d'Axway), nous avons analysé les conséquences directes des rachats d'entreprise et des l'opérations de spin-off et de séparation sur l'intéressement et la participation de 2011 et  2012. Les chiffres parlent d'eux-mêmes (voir en ce sens la communication d'acril 2013).

 

Pour aller plus loin, nous avons besoin de connaitre votre sentiment sur ce sujet. Merci de répondre à ces questions en nous écrivant à notre adresse :

 

        Quel montant de participation vous semblerait correcte chez Axway sachant que la rémunération moyenne s'élève à environ 4000 euros :
                2000 euros ?
                3000 euros ?
                4000 euros ?

Actuellement, la répartition est fonction du temps de présence et du salaire:

        Seriez-vous favorable à une répartition plus égalitaire, c'est-à-dire uniquement basée sur le temps de présence ?
        Seriez-vous favorable à une répartition qui soit correctrice de la politique de rémunération individualiste, c'est-à-dire en partie inversement proportionnelle au salaire ?

        Quelles actions seriez vous prêts à faire pour que la direction accepte de revoir sa copie (compenser la participation de 2011 et surtout accepter une modification de l'accord de participation pour compenser la suppression de l'intéressement ) :
                - Débrayage de 2h
                - Signer une pétition
                - Autres (exemples)....

 

Merci pour votre participation.

samedi 24 novembre 2012

Bétor Pub Syndicat CFDT de la nouvelle économie

 Bétor Pub Syndicat CFDT de la nouvelle économie

Informatique - Conseil - Publicité - Foires et salons - Bureau d'études - Institut de sondage - Experts comptables

 

Le Betor-Pub est le syndicat de référence en nombre d'adhérents et en implantation dans les entreprises du SYNTEC de la publicité et de la profession comptable.

 

Le Betor Pub vous accompagne dans l’action syndicale: comité d’entreprise, délégués du personnel, CHSCT, conseillers prud’homaux, négociation d’accords ….

 

Contact :

 

A Paris

7-9, rue Euryale Dehaynin
75019 Paris
Tél : 01 42 03 89 92
Fax : 01 42 03 89 91

 

 

A Nanterre

ne pas envoyer de courrier à cette adresse

7, rue des anciennes Mairies
92 000 Nanterre
Tél : 01 41 37 90 84
Fax : 01 41 37 09 96

 

 

Adhésion : http://betor-pub.typepad.fr/files/formulaire_adhesion_2012.pdf

 

Adresse Internet  : http://www.betor-pub.org/

 

jeudi 2 août 2012

Le logement, une priorité de l'Union régionale Ile-de-France

 Revendications concrètes de la CFDT Ile-de-France sur le logement.

 

La crise du logement est particulièrement forte en Ile-de-France. Salariés et retraités, notamment les plus modestes, se retrouvent en grande difficulté pour se loger dans des conditions économiquement acceptable.

 

La pénurie de logements s’élève à 400 000, alors que la construction de l’habitat social peine à s’établir à 40 000 par an, il en faudrait 60 000 pour résorber les demandes insatisfaites. La cause principale est l’explosion du coût du foncier, principalement dans les zones agglomérées de l’Ile-de-France.

 

La CFDT, qui depuis de nombreuses années a fait du logement une priorité de son action, formule des revendications concrètes dont les effets peuvent avoir un effet à court terme : 


1. Engagement par l’Etat d’un processus qui permettra à chaque commune de mettre en place la Garantie Universelle des Risques Locatifs pour que les logements libres soient disponibles immédiatement.  

 

2. L’Etat ainsi que les entreprises publiques doivent mettre à disposition leur foncier disponible à des prix compatibles avec la production de logements économiquement accessibles.

 

3. Création urgente d’offres d’hébergement de qualité pérenne dans les départements et les communes insuffisamment pourvus.

La fin des exonérations sur les heures sup en bonne voie

 La loi de finances rectificative pour 2012, qui prévoit notamment la suppression des exonérations fiscales et de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, a été adoptée. Le projet de décret d'application a été présenté aux partenaires sociaux lors du conseil d’administration de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss).

  • Le projet de décret d’application a été soumis le 27 juillet au conseil d’administration de lAcoss, lors duquel les représentants CFDT ont voté en faveur du texte1 (tout comme ceux de la CGT et la CFTC).
  • Ce texte est une réponse du gouvernement à une revendication portée par la CFDT. En effet ces exonérations sociales et fiscales ont pénalisé l’emploi, dissuadant les entreprises d’embaucher des demandeurs d’emploi. Par ailleurs ce dispositif a entrainé d’importants effets d’aubaine : de nombreuses heures supplémentaires qui auraient de toutes manière été réalisées ont bénéficié d’une aide publique. Sans oublier que des dérives ont été constatées, notamment la déclaration de fausses heures supplémentaires subventionnées qui se sont substituées à des augmentations de salaire.

Parallèlement, en plus d’avoir conduit à un accroissement des inégalités, ces exonérations se sont révélées particulièrement coûteuses pour le budget de l’Etat, alors même que de fortes contraintes pèsent sur les finances publiques.


Pour la CFDT ce décret doit être une « première étape dans la mise en place d’une démarche structurée et de long terme concernant la fiscalité et le financement de la protection sociale. »


N. B.

 

Que dit le décret ?


Le décret prévoit l’abrogation de la grande majorité des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires mises en place en 2007, à la fois :

  • l’exonération de cotisations salariales, pour tous les salariés ;
  • la déduction forfaitaire de cotisations patronales, sauf pour les entreprises de moins de 20 salariés, où elle est maintenue.

 

(1) détail des votes : 9 pour (CFDT, CGT, CFTC et une personne qualifiée), 9 contre (MEDEF, CGPME), 4 prises d’acte (CGC et deux personnes qualifiées), 8 abstentions (FO, UPA, UNAPL et une personne qualifiée)