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Le blog de la section CFDT d'Axway

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samedi 10 juin 2023

Mais où est passée la négociation Télétravail ?

 

Il y a huit mois et malgré l’inflation galopante, la direction avait refusé lors des Négociations Annuelles Obligatoires de discuter d’une revalorisation de l’indemnité de télétravail, repoussant cela à une négociation sur l’ensemble de l’accord télétravail.

Fin décembre, la direction propose, à partir du 17 février 2023, une série de réunions pour négocier un avenant à l’accord télétravail.

Cette première réunion, consacrée à la définition des modalités de négociation (périmètre, délégation, planning) a permis de finaliser ses points ainsi que l’expression de revendications de certaines organisations syndicales, reprenant étonnamment les revendications CFDT de la précédente négociation en 2021.

La seconde réunion, prévue le 9 mars dans un premier temps fut décalée à cause d’un CSE exceptionnel SSG. Puis à nouveau, cette réunion est décalée à la suite d’une demande d’une organisation syndicale  qui ne voulait pas se déplacer à Paris un vendredi. Finalement une nouvelle date a convenu le 11 avril ... pour être purement et simplement annulée par la direction !

Pire, depuis et sans concertation, la direction a supprimé cette négociation du calendrier social sans aucune explication.

Malgré les relances de la CFDT, la direction fait la sourde oreille sur ce sujet : mais où est donc passée la négociation télétravail ?!?

Elle a dû se perdre dans les étages de la direction, trop focalisée sur les économies à faire sur le dos des salariés, plutôt que sur l’amélioration des conditions de travail et leur bien être.

En attendant que la direction relance cette négociation,
et si elle souhaite la relancer,

la CFDT vous invite à écouter une chanson française
https://www.youtube.com/watch?v=oVB92jV9za0

et si vous avez le temps, cette interview de Laurent Berger https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-heure-bleue/l-heure-bleue-du-lundi-05-juin-2023-3142360

vendredi 14 avril 2023

Mais ... où est mon bureau ?

 

Le télétravail change nos habitudes de travail et nos présences sur site imposées par Sopra Steria.

La direction nous indique que nos locaux ne seraient occupés qu’à 50%.

Conséquence, la direction y voit une opportunité d’accentuer la diminution des locaux nécessaires et de transférer cette charge locative sur les salariés.

Flex office, bureaux partagés, … , que de mots (ou peut-être, maux) pour le même objet. Pour la direction, c’est complètement différent mais regardons-y de plus près :

  • Flex office : bureaux en libre-service pouvant être utilisés (et éventuellement réservés) par chaque salarié en fonction de ses besoins.
  • Bureau partagé : utilisation du même espace de travail (même siège, même bureau) par plusieurs personnes différentes à des moments distincts.

La direction n’a pas fait son choix de l’organisation de ces locaux, et teste, au petit bonheur la chance, en fonction des sites, différentes possibilités :

  • Pour certains, rien ne change, tous les salariés ont un bureau affecté, mais cela ne va pas durer.
  • Pour d’autres, les projets sont répartis en quartier (le nom peut changer), avec une attribution de bureaux partagés inférieure au nombre de salariés affectés à chaque projet (pour l’instant, environs 60%), laissant le soin au chef de projet d’indiquer aux membres de son équipe les jours de présence obligatoire sur site, ainsi que les jours très fortement recommandés (ou plutôt, obligatoires) de télétravail.
  • Pour les troisièmes, le flex office s’applique par quartier (le nom peut changer), avec l’utilisation de l’outil de visualisation ROOMZ, en espérant (vœux pieux) que personne n’aura pris l’espace de travail que vous auriez vu libre en arrivant dans les locaux, et subodorant que le télétravail diminuera le besoin d’espace de travail.
  • Pour les quatrièmes, le flex office s’applique, avec l’utilisation de l’outil de réservation ROOMZ, en espérant (vœux pieux) que le télétravail permettra de gérer le manque d’espace de travail.
  • Pour la plupart, c’est un mixte de ces solutions qui est en train de se déployer, en fonction des idées du responsable de site, d’éventuels salariés choisis et des contraintes plus ou moins absurdes imposées par la direction générale. A cela, le télétravail doit servir d’amortisseur en cas de problèmes (sans tenir compte de la volonté et des besoins des salariés).

La volonté de la direction générale n’est pas cachée :

  • Elle déclare souhaiter déployer ces solutions sur l’ensemble des sites, à l’ensemble de ses filiales.
  • Elle espère libérer au moins 40% des locaux.
  • Elle refuse de nous informer sur ce planning de déploiement !

Mais cela se fait au détriment de nos conditions de travail avec des questions toujours non résolues que la direction générale refuse d’aborder, même si certaines initiatives locales sont en cours pour tenter d’y apporter certaines réponses locales, générant ainsi des disparités regrettables entre les salariés de Sopra Steria :

  • Que se passe-t-il pour les salariés qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas faire de télétravail ?
  • Comment réagir lorsque en arrivant sur site, notre espace de travail prévu est occupé par un autre salarié, ou l’inverse ?
  • Comment accepter si nos jours de télétravail prévus sont systématiquement modifiés (permis par l’accord actuel de télétravail) pour répondre aux éventuelles contraintes projets, qui elles-mêmes doivent répondre aux contraintes de places disponibles.
  • Comment être sûr, avant de se déplacer, d’avoir l’espace de travail nécessaire pour réaliser la mission qui nous est confiée ?
  • Comment être sûr que l’espace de travail que nous avons choisi, nécessaire pour réaliser la mission qui nous est confiée, n’est pas occupé par un collègue en réunion ?
  • Comment éviter d’avoir des équipes dispersées dans nos locaux, et permettre ainsi le support nécessaire au sein de son équipe ?
  • Etc …

La CFDT a demandé une information consultation générale de chaque CSE sur ce déploiement en catimini du flex office/bureaux partagés, ce qui a été, pour l’instant, systématiquement refusé par la direction !

jeudi 20 janvier 2022

Courrier de la CFDT à la Présidence et DG du Groupe Sopra Steria : Prolongez le volontariat après le 21janvier!

 

 La CFDT a écrit lundi à la Présidence et Direction Générale du Groupe pour demander le maintien du volontariat pour tout retour sur site au-delà du vendredi 21 janvier pour toutes les sociétés du Groupe Sopra Steria!

Elle demande également l’application de ce principe pour tous les salariés, car certains salariés notamment en clientèle doivent se battre pour le faire appliquer.


En espérant être entendus pour tous les salariés!

lundi 17 janvier 2022

Dans notre branche : Bureaux d’études – Télétravail : Le patronat ne veut pas négocier, malgré les propositions de la CFDT !

 La branche rassemble toutes les entreprises du secteur des bureaux d'études, et notamment des ESN, soit toutes les sociétés du groupe Sopra Steria sauf CIMPA (restée pour le moment dans la branche métallurgie). 

Elle négocie et modifie la convention collective de la branche et les accords de branche qui la constituent, comme par exemple l'accord sur les minima salariaux par niveau de classification. 

La convention collective et ses accord s'appliquent à toutes les entreprises du secteur et permet ainsi des conditions cohérentes entre elles. Cela permet un socle commun que chaque entreprise peut améliorer par un accord spécifique. 


Les organisations patronales de la branche refusent de négocier réellement sur le télétravail, alors que nous sommes LA branche où il devrait le plus s'appliquer et le plus facilement s'encadrer. 

Pour rappel, le président du SYNTEC, le syndicat patronal de la branche, n'est autre que L. Giovachini, DGA Sopra Steria.😟



"La crise sanitaire a modifié en profondeur l'organisation du travail et en particulier l'approche généralisée du télétravail. Si ce dernier est reconnu comme un des moyens d'endiguer la pandémie tout en poursuivant l'activité économique du pays, la F3C-CFDT souhaite encadrer par le biais d'un accord de branche sa mise en oeuvre. Il s'agit en priorité de protéger les salariés, des petites structures ne bénéficiant pas d'accord d'entreprise, d'éventuelles dérives dans la mise en place du télétravail.

En mars 2021, la F3C-CFDT, force de proposition, faisait parvenir aux instances de négociation de la branche Bureaux d'études techniques une proposition de texte. A l'approche du premier anniversaire de cette proposition, les employeurs ont semblé découvrir le texte, pire encore, ont réécrit une version sans tenir compte du texte initial.

De silences en manoeuvres dilatoires, les organisations patronales freinent des quatre fers la négociation. Le patronat semble bien plus intéressé par d'éventuels accords portant sur la performance et sur une renégociation de l’accord sur la durée du travail beaucoup moins favorable aux salariés que par la protection sociale et la reconnaissance de ses forces de travail.

La branche Bureaux d'études techniques est pourtant par le nombre d'entreprises représentées, par son million de salariés et par les métiers du numérique qui la composent, la première utilisatrice du travail à distance. Elle devrait se positionner aux avant-postes de la négociation sociale dans le domaine, afin de servir de référence au sein du monde du travail.

La F3C-CFDT rappelle que c'est cette organisation du travail qui a permis de conserver la performance économique de la branche depuis le début de la crise sanitaire. Il est temps désormais d'encadrer les pratiques !

La F3C-CFDT, fidèle à ses valeurs, souhaite que le patronat de la branche Bureaux d'études techniques revienne rapidement et sérieusement à la raison, afin de générer des normes protectrices pour l'ensemble des salariés de son secteur."