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Le blog de la section CFDT d'Axway

La CFDT vous représente, négocie et obtient de nouveaux droits qui améliorent votre quotidien.

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mardi 16 janvier 2024

Loi Immigration : s'opposer au sabordage des valeurs de la République !

 

 

20 DECEMBRE 2023

loi immigration

S’opposer au sabordage des valeurs de la République

 

20 DECEMBRE 2023

loi immigration

Le texte adopté hier soir par l’Assemblée nationale et le Sénat restera dans l’histoire comme une tache sur notre démocratie. L’extrême droite a soufflé les mots et les idées de la loi sur l’immigration votée par les parlementaires. Une loi qui porte atteinte aux droits fondamentaux de citoyens étrangers vivant de façon régulière sur le sol français, qui attaque le droit du sol, rétablit le délit de séjour irrégulier, durcit l’accès aux titres de séjour… Qu’en est-il de la promesse d’un texte équilibré reprise ironiquement dans le titre de la loi : « Contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » ?

 

Le Rassemblement national ne s’y est pas trompé. Il a salué « une victoire idéologique ». Les digues édifiées contre le nationalisme d’extrême droite ont été largement fissurées par les mots et les expressions prononcés dans les assemblées pendant la période des débats. Ce 19 décembre, elles se sont effondrées.

 

Dans le respect des engagements qu’il a pris au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, la CFDT demande au Président de la République de ne pas promulguer cette loi qui fait honte à notre pays.

 

Les mots, les actes et les valeurs de l’extrême droite centrés sur le rejet de l’autre et le repli sur soi n’offrent aucune perspective positive pour les citoyens et notamment les plus fragiles.

La CFDT appelle toutes les forces humanistes et de progrès à s’opposer à la diffusion et à la banalisation du projet de l’extrême droite. Les prochaines semaines seront cruciales.

 

mardi 10 octobre 2023

Réforme du RSA : une atteinte à la solidarité nationale

 

 


N°39

10 OCTOBRE 2023 

PROJET DE LOI POUR LE PLEIN EMPLOI

Réforme du RSA : une atteinte à la solidarité nationale

L’Assemblée nationale procédera en fin de journée au vote solennel sur le projet de loi pour le Plein Emploi pour une promulgation à la fin du mois.

Pour la CFDT, ce projet de loi ne remplit pas la promesse d’un meilleur accompagnement vers un emploi durable et de qualité. En effet, ni la gouvernance du projet ni les moyens dédiés ne sont à la hauteur des ambitions. La CFDT est particulièrement inquiète pour les plus précaires. Alors que l’inflation ne fléchit pas, notamment sur les produits alimentaires, le projet de loi pour le plein emploi durcit les conditions d’accès au RSA en augmentant les obligations et les sanctions des allocataires.

 

Inscription automatique des allocataires sur la liste des demandeurs d’emploi, ainsi que leur conjoint, obligation des 15 heures d’activités, alors que la notion d’activité est toujours floue, nouvelles sanctions pour les allocataires notamment la suspension de l’allocation : toutes ces nouvelles contraintes vont encore fragiliser les plus précaires et aggraver le non-recoursÀ l’heure où les associations de solidarité tirent la sonnette d’alarme, ces durcissements sont insupportables.

 

La CFDT souhaite rappeler que si l’objectif de plein-emploi est souhaitable et partagé, il ne sera pas atteint en stigmatisant ou en durcissant les conditions de vie des personnes les plus précaires.


 

vendredi 15 septembre 2023

MONTANT NET SOCIAL : La CFDT alerte sur les conséquences pour les plus précaires !

Sous couvert de "simplification" de l'accès au RSA et à la prime d'activité, le montant net social (nouvellement apparu sur les bulletins de salaire) diminue l'accès à ces aides ! 

En effet, en intégrant dans ce "net social" des montants qui ne bénéficient pas au salarié, comme les cotisations à la prévoyance, cela diminue le droit d'accès au RSA et prime d'activité... on n'augmente pas les seuils, on augmente ce qu'il faut déclarer. Malin, mais pas très honnête! 
 
Comme si une assurance décès (dont au final, une infime minorité de salariés bénéficie un jour) aidait à se nourrir chaque mois !  


montant net social

La CFDT alerte sur les conséquences pour les plus précaires

Pour simplifier l’accès aux droits et le calcul des aides sociales, le gouvernement a décidé de faire porter sur le bulletin de salaire une nouvelle ligne : le montant net social, montant qui servira de base à tous les calculs d’aide sociale. Il servira d’indicateur pour calculer des prestations sociales délivrées par la branche famille comme la prime d’activité et le RSA basées sur des plafonds. 

L’obligation de déclaration sera effective au 1er janvier 2024 et devait faciliter l’accès aux droits. 

Toutefois, dans sa mise en œuvre, le gouvernement a décidé par décret d’y intégrer des montants d’aides diverses délivrées par les entreprises. Ainsi, des militants CFDT ont identifié que ce montant net social inclut des prestations sociales telles que la prévoyance complémentaire obtenue par des négociations au sein d’une branche professionnelle ou d’une entreprise, tout comme des CESU garde d’enfants ou autre avantage en nature…

 

De ce fait le montant des ressources déclarées augmente, faisant potentiellement significativement baisser le montant des prestations sociales associées. 

Sur le fond, l’injustice est particulièrement grande pour les plus bas niveaux de rémunération. Par exemple le fait pour une branche de bénéficier d’un très bon contrat collectif prévoyance n’a que des effets positifs sur les salariés qui ne bénéficient pas d’aides sociales. En revanche, « cet avantage » négocié par les partenaires sociaux de la branche viendra amputer les prestations sociales des salariés les moins bien rémunérés. Et l’intérêt bien réel de bénéficier d’une bonne prime décès ne compense pas une diminution de la prime d’activité ou du RSA : cela ne permet pas, par exemple, d’acheter à manger !

 

Pour la CFDT, cela serait particulièrement injuste et brutal dans un contexte de tensions sociales, d’inflation et de difficultés croissantes à subvenir à ses besoins, notamment pour les bas salaires.

Ainsi nous avons le cas de Martine, une salariée avec un net à payer avant impôt de 1599 euros et un net social qui s'élève à 1765 euros. Ceci entraîne une perte notable sur sa prime d’activité qui passerait alors de 144 €/mois avant impôts à 79 €/mois avec le net social, soit une perte de pouvoir d’achat de 65 euros par mois ! C’est extrêmement brutal.

 

Pour la CFDT, il est indispensable de reconsidérer le montant net social en excluant certains éléments comme la prévoyance, les CESU garde d’enfants etc. Les travailleurs précaires ne doivent pas être victimes d’une aberration administrative. Même en période de tension budgétaire, la CFDT refuse de leur faire revivre la réforme catastrophique des APL !

lundi 11 septembre 2023

SÉISME AU MAROC Les Européens doivent rapidement mobiliser les premiers secours

 

SÉISME au Maroc 

Les Européens doivent rapidement mobiliser les premiers secours 

Dans la nuit de vendredi à samedi, un séisme de magnitude 7 a frappé le Maroc causant un bilan provisoire mais malheureusement déjà dramatique, de plus de 800 morts. 

La CFDT exprime sa solidarité avec les Marocaines et les Marocains et présente ses condoléances aux familles des victimes.

Parce que les premières heures sont cruciales, la CFDT appelle les autorités françaises et européennes à se mobiliser rapidement pour l’envoi d’aides et des équipes de secours. La CFDT se mobilise de son côté pour venir en aide à ses homologues syndicaux dans les initiatives humanitaires qu’ils prendront.  


vendredi 24 mars 2023

|| Communiqué de presse || SOPRA STERIA : non concernée par la retraite !


Bureaux d'études : 

SOPRA STERIA : non concernée par la retraite ! 

Encore une fois, le président de la Fédération Syntec et Directeur Général Adjoint de Sopra Steria, Laurent Giovachini, qui prône un dialogue social ouvert au niveau national, n’applique toujours pas ce même dialogue social dans sa propre entreprise. Hypocrisie et entêtement ?

La CFDT a demandé l’ouverture de négociations suite à l’annonce de la restructuration de Sopra Banking Software avec la création d’une nouvelle entité.
La direction a enfin accepté cette négociation et l’a positionnée à la date du 15 mars prochain.
Pourtant la date de la mobilisation nationale contre la réforme des retraites du 15 mars était d’ores et déjà connue.
La direction SSG n’en est pas à son coup d’essai, et avait déjà refusé de décaler une réunion de négociation le 16 février dernier malgré la demande de la CFDT.
La direction de Sopra Steria sait que la CFDT de Sopra Steria est mobilisée depuis le 10 janvier sur la réforme des retraites et participe depuis le début aux grèves et aux mobilisations impulsées par la CFDT. 

Cette décision empêchera nos représentants du personnel mobilisés sur le front de la réforme des retraites de participer à cette négociation importante pour les 125 salariés évincés de l’entreprise par ce projet de restructuration.

La CFDT Sopra Steria demande encore une fois qu’aucune réunion de négociation ne puisse se tenir les jours de grève et de manifestation car notre organisation syndicale est mobilisée pour demander le retrait de cette réforme.

La réforme des retraites concerne aussi bien les organisations syndicales que les entreprises car les impacts vont toucher tout le monde. Elle va particulièrement toucher les salariés du groupe Sopra Steria, qui ont déjà des difficultés à atteindre l’âge de la retraite dans le Groupe. Sur les trois dernières années, 70 salariés sur 13 000 atteignent la retraite chaque année chez Sopra Steria. Les seniors n’y ont pas leur place et disparaissent au fil du temps. Ce chiffre éloquent confirme la politique revendiquée de maintenir un âge moyen bas au mépris de la soi-disant « RSE » du Groupe !

jeudi 23 mars 2023

INTERVIEW DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE 0 réponse !

 



Après 2 mois d’un mouvement social responsable et d’une importance inégalée depuis 50 ans, la CFDT attendait une parole présidentielle empreinte d’écoute, d’apaisement et d’ouverture. Malheureusement, celle-ci a une nouvelle fois été la démonstration d’un entêtement incompréhensible à occulter ce qui se passe dans la société tant sur la question des retraites que sur la question du travail et alors que notre démocratie est ébranlée.

Concernant la réforme des retraites, la CFDT note qu’aucune inflexion n’a été annoncée. C’est une nouvelle forme de mépris pour les 94% d’actifs qui s’opposent à cette réforme dont ils ont parfaitement compris les objectifs et le contenu. La CFDT appelle l’ensemble des travailleurs et travailleuses à se mobiliser le jeudi 23 mars dans toute la France, de façon massive, déterminée et calme pour continuer de revendiquer le retrait du projet de loi.

Différents chantiers ont été annoncés dont certains concernent directement le champ des partenaires sociaux. Sur le partage de la valeur, au lieu d’imaginer de nouveaux dispositifs, l’exécutif peut reprendre à son compte le contenu de l’accord interprofessionnel négocié ces dernières semaines. Sur les conditions de travail et la pénibilité, la CFDT a proposé pendant la concertation un dispositif pour sa prise en charge complète… afin de réparer les inégalités produites par l’arrêt du C3P (Compte personnel de prévention de la pénibilité), lui-même décidé par l’actuelle majorité !

Le Président de la République a annoncé une nouvelle méthode – particulièrement floue pour l’instant – tout en continuant à expliquer quelles étaient les bonnes solutions qu’il avait d’ores et déjà décidées. Plus grave, l’attaque frontale vis-à-vis de la principale organisation syndicale de notre pays est un non-sens. La CFDT, sur les retraites comme sur l’ensemble des autres dossiers, exprime les injustices vécues par les travailleurs et travailleuses, propose des solutions concrètes et s’engage quand des améliorations sont possibles. Forte de sa cohérence et de sa constance depuis de nombreuses années, elle agit pour le progrès social. C’est cela la marque de la responsabilité.

La CFDT attend de vrais signes d’apaisement et d’écoute pour affronter les défis incontournables qui sont devant nous, notamment la transition écologique. Notre pays a besoin d’un projet à long terme. Notre démocratie n’a pas besoin de petites phrases mais d’actes urgents pour renforcer la démocratie sociale et pour prendre en compte les attentes de la société.

jeudi 22 décembre 2022

Le SMIC et les bas salaires : il fait agir !

 



 Fixation du Smic

Une augmentation qui ne changera pas la vie des salariés soumis à des bas salaires

La CFDT prend acte de l’annonce faite lors de la réunion plénière de la CNNCEFP (Commission Nationale de la Négociation Collective, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) du 15 décembre 2022 qui prévoit une augmentation automatique du smic de 1,8 %. Mais la CFDT ne se satisfait pas de cette revalorisation mécanique liée à l’inflation qui ne change pas la situation des travailleuses et des travailleurs soumis à des bas salaires.

Le 1er janvier 2023, le Smic atteindra 1 709,28 euros brut pour 35 heures hebdomadaires, soit une hausse de 24 euros net par mois.

Comme les années précédentes le groupe d’experts chargé de conseiller le gouvernement, recommande de supprimer la revalorisation automatique du Smic. Cette année, le groupe va plus loin en proposant d’indexer le Smic sur la moyenne des évolutions des salaires minimaux d’un panel de branches représentatives. La CFDT est en désaccord avec ces propositions. Calculer l’augmentation du Smic sur les minima de certaines branches fournirait plutôt une raison supplémentaire aux employeurs de freiner l’évolution des salaires de la branche.

La CFDT est convaincue que la conditionnalité des aides est et reste un levier plus fort pour amener les employeurs à négocier de réelles augmentations des salaires minimum et éviter le basculement des minima de branches sous le Smic. Avec cette revalorisation, au 1er janvier 2023 137 branches sur les 171 du secteur général couvrant plus de 5 000 salariés seront en situation de non-conformité au regard du Smic.  

Pour cette raison, la CFDT souhaite redonner du sens aux systèmes salariaux dans les branches et dans les entreprises, en remettant à plat les systèmes de classification qui tiennent compte des compétences mobilisées par les salariés.

Aussi, pour lutter contre l’inaction salariale, la CFDT propose que les entreprises qui emploient des salariés dont le salaire est maintenu au niveau du Smic depuis plus de deux ans perdent automatiquement les bénéfices des exonérations les concernant.

 

La CFDT continuera de revendiquer la transformation du groupe d’experts sur le SMIC en une commission « Bas salaires », pour aller au-delà de la seule question du SMIC et au-delà du seul salaire en renforçant sa gouvernance par la participation des partenaires sociaux.

Pour la CFDT, la question essentielle n’est pas tant le niveau du Smic que celle d’une juste rémunération du travail fourni par les travailleuses et travailleurs qui doit passer par un meilleur partage de la valeur. 


lundi 21 novembre 2022

Assurance chômage - Objectif plein emploi : une injuste nouvelle réduction des droits des chômeurs

 



Assurance chÔmage

Objectif plein emploi : une injuste nouvelle réduction des droits des chômeurs

 

Après les annonces ce jour du ministre du Travail sur les nouvelles règles d’assurance chômage, la CFDT regrette et dénonce des arbitrages à nouveau en défaveur des plus fragiles.

La modulation de l’assurance chômage selon la conjoncture n’est pas une solution pour atteindre le plein-emploi.

 

En effet, la CFDT ne partage pas le principe qu’une baisse des droits des demandeurs d’emploi améliorera leur entrée sur le marché du travail. Les difficultés de recrutement viennent d’abord d’un déficit de compétences liées aux besoins des entreprises mais aussi des conditions de travail proposées.

 

Ce sont les sujets des bas salaires, des horaires décalés, des contrats courts, de l’accès difficile au transport et au logement qui sont à l’origine des difficultés de recrutement. Ne pas traiter concrètement ces sujets, c’est refuser de travailler sur la qualité de l’emploi. Et surtout, c’est maintenir les plus fragiles dans la précarité.

 

Le gouvernement choisit aujourd’hui de réduire de 25 % la durée d’indemnisation pour tous les travailleurs et travailleuses en fin d’indemnisation et nouvellement inscrits à Pôle emploi à compter du 1er février 2023. Lors de l’entrée en vigueur de la précédente réforme en 2021, le gouvernement s’était pourtant engagé à ne pas toucher au capital de droits. Ce sont près de 3 à 4 milliards d’euros d’économies qui seront réalisées sans qu’aucun effort ne soit attendu des employeurs. Le nombre de contrats de moins d’un jour dépasse pourtant largement le niveau d’avant crise sanitaire.

 

La CFDT pointe aussi l’incohérence de l’exécutif qui applique les mêmes règles pour les demandeurs d’emploi en formation, alors que les difficultés de recrutement sont largement imputables au manque de qualification.

 

Quelques jours après l’adoption de la loi Marché du travail, c’est une nouvelle injustice qui frappe les travailleurs : la CFDT dénonce des mesures sous-tendues par l’idée que le chômage est un choix.

jeudi 17 novembre 2022

PROJET DE RÉFORME DE L’ASSURANCE-CHÔMAGE Un compromis au détriment des seuls travailleurs

 

Les députés et les sénateurs réunis en commission mixte paritaire (CMP) le 9 novembre, ont trouvé un compromis pour adopter le projet de loi qui réforme de nouveau l’assurance chômage.

 

À partir d’un texte qui avait pour objectif annoncé de prolonger les règles de l’assurance chômage au-delà du 31 octobre 2022, la CFDT constate que le compromis obtenu introduit de façon totalement déséquilibrée des dispositions au détriment des travailleurs et de leurs droits.

 

Le texte instaure une présomption de démission pour les salariés qui abandonnent leur poste, ce qui les exclut des droits à l’assurance chômage. Cette mesure avait été introduite par les députés à l’Assemblée nationale alors qu’il n’existe aucune étude ni chiffrage sur les abandons de poste en France. Le texte va encore au-delà, en conservant deux amendements issus du Sénat : la suppression des droits à l’assurance chômage pour les salariés qui refusent à deux reprises un CDI à l’issue d’un CDD ou d’un contrat d’intérim sur le même poste.

 

La CFDT dénonce ces dispositions qui sanctionnent injustement un salarié pour le refus d’un futur contrat. Cela occulte totalement les raisons légitimes (personnelles ou liées aux conditions de travail dans l’entreprise) que peut avoir un salarié lorsqu’il refuse un CDI à l’issue d’un CDD ou d’une mission d’intérim.

 

Là où les employeurs ont à leur disposition toute une palette de contrats de travail à proposer – et la CFDT dénonce régulièrement les abus sur les CDD proposés à répétition – les salariés, eux, n’ont droit à aucune prise en compte de leur situation personnelle.

 

Maigre consolation, concernant le dispositif du bonus-malus, la CFDT se félicite que le texte soit revenu à la version votée par l’Assemblée nationale : la droite sénatoriale ne sera pas parvenue à complètement vider de sa substance un dispositif déjà bien limité à l’heure actuelle.

 

Ce deux poids deux mesures est inacceptable pour la CFDT. Alors que le marché du travail actuel instaure un nouveau rapport de force en faveur de certains salariés, la CFDT attend des employeurs qu’ils travaillent sur la qualité des offres d’emplois, plutôt que de faire peser sur les seuls travailleurs, souvent précaires, des solutions injustes et inappropriées.

lundi 4 avril 2022

GUERRE EN UKRAINE - JUSTICE POUR BOUTCHA

  

"La découverte de centaines de cadavres de civils à Boutcha et dans les environs de Kiev montre que cette guerre a franchi un nouveau palier dans l’horreur : celui de la barbarie. L’effroi et l’abomination nous saisissent face aux crimes terribles commis par l’armée russe.

 

La CFDT condamne avec la plus grande fermeté ce carnage et le mensonge des autorités russes qui persévèrent à falsifier la vérité malgré les témoignages des habitants de Boutcha.

 

Face à ces images de crimes de guerre, l’indignation ne suffit plus. La CFDT demande que la lumière soit faite sur ces macabres exactions, la justice internationale doit s’en saisir dans les meilleurs délais.

 

Un engagement plus fort de la communauté internationale est nécessaire pour stopper ces crimes. Justice doit être rendue pour Boutcha et pour toutes les victimes ukrainiennes."     

mardi 1 mars 2022

UKRAINE Tout mettre en oeuvre pour arrêter la guerre

 Communiqué de Presse CFDT N°8 - 25 FÉVRIER 2022

 La CFDT condamne fermement l'attaque militaire menée par la Fédération de Russie contre l'Ukraine. Cette attaque est une agression injustifiable. Les Ukrainiens doivent pouvoir vivre en paix dans un état démocratique et souverain.

 

La Russie doit mettre fin à son agression militaire.

 

La CFDT exprime sa solidarité avec les Ukrainiens et le mouvement syndical ukrainien qui, jusqu’à l’agression armée, ont plaidé pour une solution politique et diplomatique afin d’éviter le conflit. Elle salue aussi le courage des manifestants russes qui ont bravé l’interdiction des autorités et se sont rassemblés pour dénoncer la guerre.

 

La CFDT réitère sa demande à la France et à l’Europe d’agir pour que les mesures les plus sévères soient prises à l’encontre du régime russe. La CFDT demande également aux gouvernements européens une solidarité sans faille avec les Ukrainiens contraints de fuir la guerre en leur offrant l’asile.

 

La CFDT est mobilisée aux côtés de la société civile européenne pour la promotion de la paix et pour une sortie du conflit armé avec une réponse politique, diplomatique et négociée. Elle appelle à participer aux différentes mobilisations pour la paix.

mardi 18 janvier 2022

RECONNAISSANCE DU COVID 19 EN MALADIE PROFESSIONNELLE Les engagements n’ont pas été tenus

 

Le 30 décembre dernier, le Conseil d’État a débouté les fédérations Santé-Sociaux, PSTE, Services, Interco CFDT de leur recours en annulation du décret du 14 septembre 2020 relatif à la reconnaissance en maladies professionnelles du Covid 19.

Cette action, soutenue par la Confédération CFDT, devait permettre de revenir sur le fond du décret pour obtenir une reconnaissance « automatique » en maladie professionnelle pour les personnels soignants et « facilitée » pour tous les autres travailleurs et travailleuses exposés dans le cadre de leur activité professionnelle au plus fort de la crise sanitaire. Ces travailleurs et travailleuses avaient dû assurer la continuité de services et les missions essentielles au fonctionnement du pays, sans moyens de protection adéquats à l’époque. 

Ces engagements de reconnaissance avaient été pris à plusieurs reprises par le gouvernement. Pour la CFDT il s’agissait d’une mesure de justice sociale et de reconnaissance collective indispensable à l’égard de ces travailleurs et travailleuses étant donné les risques pris.
Limiter la reconnaissance aux seules affections ayant nécessité une assistance ventilatoire et uniquement pour les soignants et assimilés ne constitue en rien les signes de la considération attendue.

La décision du Conseil d’État est un revers ultime à leur encontre à l’heure où les personnels hospitaliers se confrontent, épuisés par deux années de crise sanitaire, à une cinquième vague, et où un effort est à nouveau demandé aux autres travailleurs, notamment ceux de la seconde ligne.

La CFDT invite les agents et salariés à ne pas renoncer au droit à une reconnaissance en maladie professionnelle lorsqu’ils ont été exposés et atteints. La CFDT continuera à les accompagner pour faire valoir leurs droits malgré la complexité des dispositifs. Elle est convaincue que les connaissances qui s’accumulent sur les séquelles potentielles du Covid 19, notamment du Covid long, imposeront de rouvrir ce dossier.

lundi 17 janvier 2022

Dans notre branche : Bureaux d’études – Télétravail : Le patronat ne veut pas négocier, malgré les propositions de la CFDT !

 La branche rassemble toutes les entreprises du secteur des bureaux d'études, et notamment des ESN, soit toutes les sociétés du groupe Sopra Steria sauf CIMPA (restée pour le moment dans la branche métallurgie). 

Elle négocie et modifie la convention collective de la branche et les accords de branche qui la constituent, comme par exemple l'accord sur les minima salariaux par niveau de classification. 

La convention collective et ses accord s'appliquent à toutes les entreprises du secteur et permet ainsi des conditions cohérentes entre elles. Cela permet un socle commun que chaque entreprise peut améliorer par un accord spécifique. 


Les organisations patronales de la branche refusent de négocier réellement sur le télétravail, alors que nous sommes LA branche où il devrait le plus s'appliquer et le plus facilement s'encadrer. 

Pour rappel, le président du SYNTEC, le syndicat patronal de la branche, n'est autre que L. Giovachini, DGA Sopra Steria.😟



"La crise sanitaire a modifié en profondeur l'organisation du travail et en particulier l'approche généralisée du télétravail. Si ce dernier est reconnu comme un des moyens d'endiguer la pandémie tout en poursuivant l'activité économique du pays, la F3C-CFDT souhaite encadrer par le biais d'un accord de branche sa mise en oeuvre. Il s'agit en priorité de protéger les salariés, des petites structures ne bénéficiant pas d'accord d'entreprise, d'éventuelles dérives dans la mise en place du télétravail.

En mars 2021, la F3C-CFDT, force de proposition, faisait parvenir aux instances de négociation de la branche Bureaux d'études techniques une proposition de texte. A l'approche du premier anniversaire de cette proposition, les employeurs ont semblé découvrir le texte, pire encore, ont réécrit une version sans tenir compte du texte initial.

De silences en manoeuvres dilatoires, les organisations patronales freinent des quatre fers la négociation. Le patronat semble bien plus intéressé par d'éventuels accords portant sur la performance et sur une renégociation de l’accord sur la durée du travail beaucoup moins favorable aux salariés que par la protection sociale et la reconnaissance de ses forces de travail.

La branche Bureaux d'études techniques est pourtant par le nombre d'entreprises représentées, par son million de salariés et par les métiers du numérique qui la composent, la première utilisatrice du travail à distance. Elle devrait se positionner aux avant-postes de la négociation sociale dans le domaine, afin de servir de référence au sein du monde du travail.

La F3C-CFDT rappelle que c'est cette organisation du travail qui a permis de conserver la performance économique de la branche depuis le début de la crise sanitaire. Il est temps désormais d'encadrer les pratiques !

La F3C-CFDT, fidèle à ses valeurs, souhaite que le patronat de la branche Bureaux d'études techniques revienne rapidement et sérieusement à la raison, afin de générer des normes protectrices pour l'ensemble des salariés de son secteur."