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Le blog de la section CFDT d'Axway

La CFDT vous représente, négocie et obtient de nouveaux droits qui améliorent votre quotidien.

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mardi 30 janvier 2024

La direction se déconnecte encore plus des salariés, et leur envoie.... un juriste !

 La déclaration lue ce mardi 30 janvier, en entrée de séance du CSE Sopra Steria Group :

Déclaration CFDT

 

"Toute l’équipe CFDT tient à remercier encore une fois toutes les personnes qui ont voté pour ses listes dans toutes les sociétés de l’UES.

Nouvelle mandature donc, et nouvel interlocuteur pour représenter le directeur général auprès des représentants élus par les salariés. Un nouveau DRH groupe a été nommé il y a quelques mois, mais il n’est pas concerné par les remontées des salariés. Il n’est pas présent au CSE. Son rôle de DRH est bien loin des salariés et de leurs problèmes.

Non, le directeur général se fait représenter au CSE par le Directeur Juridique Social de Sopra Steria.

Pas un RH, pas un manageur opérationnel, non, un juriste !

A-t-il la moindre formation en relation humaine ?

Ce même directeur juridique qui dût de nombreuses fois à la manœuvre dans le passé pour attaquer en justice, parfois même individuellement et nommément, des représentants du personnel qui ne faisaient que leur travail (comme l’a toujours reconnu la justice). Et ce, jusqu’en cassation. La direction de Sopra Steria a déjà été condamnée pour discrimination due à l’âge, discrimination syndicale et entrave aux représentants du personnel. Mais les attaques en justice, même à tort, ont toujours un impact sur les personnes concernées et c’est un moyen de pression que la direction ne néglige pas. La « judiciarisation » augmente encore d’un cran avec cette désignation.

Voilà l’image du « dialogue social » vicié et détourné chez Sopra Steria :

En face des salariés et leurs problèmes, la réponse est juridique !

Toutes les remontées sont ainsi filtrées, et la direction va encore plus se déconnecter des salariés.

La CFDT ne peut que dénoncer cette déconnexion qui met en danger l’entreprise et ses salariés."



lundi 18 septembre 2023

Rémunération du président du groupe Sopra Steria des 15 dernières années : l'inflation n'est pas la même pour tout le monde !

 


Vos élus CFDT ont compilé pour vous les rémunérations issues des Documents Universels de Sopra Steria et d’Axway depuis 2007.

La rémunération de Pierre Pasquier est de 834 509€ en 2022 pour ces rôles dans le groupe.

En augmentation constante : en 10 ans, sa rémunération connue a augmenté de près d’1/4 ! (+22%) (En ne prenant que les rémunérations connues d'Axway, SSG et GMT).

*ATTENTION, ce total ne prend pas en compte les dividendes. sources : documents universels de SSG et Axway. Il ne prend pas en compte les autres rémunérations de filiales françaises ou étrangères (actions offertes, rémunérations de Dirigeant mandataire social, administrateur, dans des filiales et sous-filiales de Sopra Steria Group, d'Axway, SBS, HR, … en France ou à l'étranger).

Vos Élus CFDT ont calculÉ que
le salaire m
Édian* des salariÉs
n
a augmentÉ, lui, que de 11% en 10 ans,
dommage !

(Pour les salariés de la société mère Sopra Steria) 

*Le salaire médian étant « au milieu » des salaires de l’entreprise :  Il s’agit du montant de salaire qui sépare les travailleurs en deux groupes égaux : la moitié d’entre eux gagne moins que le salaire médian, tandis que l’autre moitié gagne plus. Contrairement au salaire moyen, qui peut être biaisé par les salaires très élevés, le salaire médian donne une image plus représentative de la répartition de la rémunération dans une population donnée.


Dividendes reçus et fortune :

Pour les dividendes perçus, en 2023 la famille Pasquier a reçu plus de 12,3 Millions d’€ de dividendes de SSG et 1,2Millions d’€ d’Axway sur les résultats de 2022. En 2022, la famille Pasquier a reçu 10,4M€ de dividendes (Bonnes vacances ! Mais pas les mêmes pour tous : prime vacances et dividendes...). En 2021 c’était 7 millions de dividendes (Montant de l'Intéressement - Dividendes (sur les résultats 2020 versé en 2021) : "un grand merci" P.P.)…

En 10 ans, la fortune de Pierre Pasquier a été multipliée par 3 ! (190M€ en 2013) (Pierre Pasquier : 237ème fortune de France !) Le président du groupe Sopra Steria, Pierre Pasquier, a la 237ème plus grosse fortune de France avec 575 millions d’€ en 2023.  


VOUS APPRÉCIEZ NOS ARTICLES ? VOUS APPRÉCIEZ AVOIR DE L’INFORMATION ? VOTEZ CFDT en novembre 2023 POUR NOUS PERMETTRE DE CONTINUER CE TRAVAIL ET D'EN FAIRE ENCORE PLUS POUR VOUS !

vendredi 18 août 2023

Pierre Pasquier : 237ème fortune de France !

 

 

Le magazine Challenge a sorti son classement annuel des fortunes de France.

En 2023, la fortune globale des 500 de Challenge est en hausse de 16,7% à 1 170 milliards d’€ ! (contre 1 002 milliards en 2022).

Le président du groupe Sopra Steria, Pierre Pasquier, a la 237ème plus grosse fortune de France avec 575 millions d’€.

En progression de 9,5% depuis l’an passé.

En 10 ans, sa fortune a été multipliée par 3 ! (190M€ en 2013)

Cela comprend évidemment la valeur des actions détenues des entreprises du groupe dont Sopra Steria et Axway, mais également le versement des rémunérations et dividendes.

Rémunération :

La rémunération de Pierre Pasquier est de 828 809€ en 2022 pour ces rôles dans le groupe (source Document Universel 2022).
En augmentation constante : en 10 ans, sa rémunération connue a augmenté de près d’1/4 ! (+22% en ne prenant que les rémunérations connues d'Axway, SSG et GMT)

Dividendes reçus :

Pour les dividendes perçus, en 2023 la famille Pasquier a reçu plus de 12,3 Millions d’€ de dividendes de SSG et 1,2M€ d’Axway sur les résultats de 2022. En 2022, la famille Pasquier a reçu 10,4M€ de dividendes (Bonnes vacances ! Mais pas les mêmes pour tous : prime vacances et dividendes...). En 2021 c’était 7 millions de dividendes (Montant de l'Intéressement - Dividendes (sur les résultats 2020 versé en 2021) : "un grand merci" P.P.)…


Tout cela explique que notre président soit passé de la place 321 en 2016 à cette 237ème place en 2023 ! Devant Pierre Gattaz l’ancien président du MEDEF, et largement avant son homonyme des brioches Pasquier qui est en 360ème.

lundi 7 août 2023

Économie de l’entreprise SSG : avis négatif de TOUS les représentants des salariés !

 

Les élus SSG ont voté un avis négatif à l’unanimité sur l’économie de l’entreprise.

Pourtant, l’entreprise n’a jamais été aussi bien économiquement parlant ! La trésorerie est pleine, la dette ridicule, fantastique ! Mais malgré tout cela, aucun geste vers les salariés, au contraire : réduction de l’immobilier, des frais, et dégradation des conditions de travail qui s’ajoute à la baisse de pouvoir d’achat...

Les élus CFDT soulignent le coût excessif du plan gratuit « Incentive » avec 11 millions d'euros de LTI pour 150 personnes du top management versus un plan payant We Share de 10 millions d’euros pour tous les salariés du Groupe. 
(à ce sujet : LTI/We Share, explications : https://cfdtsoprasteria.blogspot.com/2022/02/actions-gratuites-la-verite.html)

À faire savoir : 

Malgré 167 millions d'euros de bénéfices pour SSG, 
le groupe n'a payé encore une fois et comme depuis 8 ans, aucun impôt en France !

Encore plus fort, SSG a reçu plus de 20 millions d'euros d'aides de l'État !

En parallèle, l'entreprise a versé 88 millions d'euros de dividendes et n'a augmenté ses salariés qu'à la marge !!! 

Cherchez l’erreur…

Trop c’est trop, mais jamais assez...




jeudi 3 août 2023

La déconnexion : un mythe et un leurre

Le droit à la déconnexion est le droit pour le salarié de ne pas être joignable par les outils de communication (téléphone, tablette, ordinateur, e-mails) en dehors de son temps de travail, en vue de lui assurer le respect de ses temps de repos et de congé, ainsi que de sa vie personnelle et familiale.

Le droit à la déconnexion est prévu à l’alinéa 7 de l’article L. 2242-17 du Code du travail qui dispose que « Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l'entreprise de dispositifs de régulation de l'utilisation des outils numériques, en vue d' assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale. A défaut d'accord, l'employeur élabore une charte, après avis du comité social et économique. Cette charte définit ces modalités de l'exercice du droit à la déconnexion et prévoit en outre la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d'encadrement et de direction, d'actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques ».

C’est dans ce cadre que la direction a proposé une rédaction minimaliste du droit à la déconnexion lors de la négociation sur le temps de travail. La CFDT estime que les dispositions proposées dans ce cadre ont été très insuffisantes.

Entre 2019 et 2022, le droit à la déconnexion évoqué dans l’accord relatif au temps de travail de Sopra Steria stipulait que « l'envoi de messages (e-mails, messagerie instantanée, SMS... ) à partir de 21 heures le vendredi et jusqu'au lundi à 7 heures ne doit pas avoir lieu. Il en est de même pour l'envoi de messages à partir de 21 heures en semaine et jusqu'à 7 heures. Les parties se déclarent attachées à ce que cette disposition soit respectée par tous au sein de l'entreprise. De la même manière, l'envoi de messages à destinataire unique à un salarié pendant une période de congés ou d'absences, ou l'envoi de mails par le salarié pendant cette même période, ne doivent pas avoir lieu. En outre, il ne peut en aucun cas être reproché à un salarié de n'avoir pas pris connaissance et/ou de n'avoir pas répondu en dehors de ses heures de travail à un message envoyé en dehors de ses heures de travail. »

Pour la CFDT entre 21 heures et 7 heures, il n’y a que 10 heures. Or, selon les termes de l’article L.3131-1 du Code du travail entre 2 journées de travail, « Tout salarié bénéficie d'un repos quotidien d'une durée minimale de onze heures consécutives ». L’entreprise se permettait d’imaginer soit que répondre à un email professionnel n’est pas du temps de travail entre 21 heures et 7 heures soit que le Code du travail ne lui était pas opposable.

Alors en 2021, elle a imaginé faire porter sur le salarié son obligation à la fois dans sa « Charte de la déconnexion » et dans son accord sur le « télétravail » qu’elle entérine définitivement dans son accord sur le « temps de travail » applicable depuis 2023.

Ainsi, elle écrit que la « charte de la déconnexion est un outil de régulation de l'utilisation des outils numériques qui contribue au respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale de tous. Se déconnecter est un devoir de chacun ce qui signifie que chaque salarié est acteur de sa propre déconnexion ainsi que de celle des autres ».

Pour la CFDT, une charte n’est pas un outil de régulation d’autant qu’aucune mesure n’est prise pour s’assurer du bon fonctionnement dudit outil.

Dans l’accord relatif au télétravail au sein de l’UES Sopra Steria Group du 30 juin 2021 « Les parties rappellent l’importance de respecter les temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale de tous. Se déconnecter est un devoir de chacun ce qui signifie que chaque salarié est acteur de sa propre déconnexion ainsi que de celle des autres. Les salariés en télétravail, comme l’ensemble des salariés, relèvent des dispositifs en faveur de la déconnexion mis en place par leur société d’appartenance. »

Puis dans l’accord relatif au temps de travail du 21 juillet 2022 (applicable depuis 2023) elle reprend les mêmes termes « Les parties rappellent l’importance de respecter les temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale de tous. Se déconnecter est un devoir de chacun ce qui signifie que chaque salarié est acteur de sa propre déconnexion ainsi que de celle des autres. L’ensemble des salariés relèvent des dispositifs en faveur de la déconnexion mis en place au sein de la société. »

La CFDT souligne l’hypocrisie de l’entreprise qui fait porter sur « chacun » la responsabilité de sa déconnexion et celle des autres. La question se pose de savoir si « chacun » est une personne physique ou morale. Pour l’entreprise « chacun » est une personne physique et pour la CFDT une personne morale, c’est-à-dire l’employeur qui a une obligation de sécurité vis-à-vis de ses salariés comme le rappelle l’article L4121-1 et suivants du Code du travail qui dispose que « L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (…) ». La jurisprudence, constante sur ce sujet, estime que cette obligation qui pèse sur l’employeur est une obligation de résultat. Il appartient donc à la société de mettre en œuvre des moyens pour que la déconnexion des salariés soit effective.

La CFDT vous invite à la prudence, car insidieusement l’entreprise mentionne dans son règlement intérieur « L'effectivité du respect par le salarié de ces durées minimales de repos implique pour ce dernier une obligation de déconnexion des outils de communication à distance ». Non seulement l’entreprise fait porter sur le salarié son obligation, mais en plus en cas de non-respect au lieu de vous payer les heures supplémentaires, elle pourrait vous sanctionner.




lundi 31 juillet 2023

Santé Prévoyance : la CFDT est là... la direction ne veut pas !

Vos élus CFDT sont impliqués depuis des années dans les contrats santé et prévoyance du groupe (N’hésitez pas à nous contacter !).


Nous avons obtenu de belles avancées, et avons plus d’une fois empêché la direction d’augmenter les cotisations sans raison et sur les plus bas salaires.

Nous avons obtenu l’engagement de la direction que la prochaine augmentation porterait sur les tranches C des salaires (les salaires les plus hauts).

Nous avons obtenu des changements pour la gestion des arrêts maladie longue durée pour qu’enfin les salariés n’attendent pas 2 mois leur paiement et puisse comprendre leur bulletin de paie !

Bref, vos élus CFDT sont les seuls à proposer et à suivre les sujets sur ce thème qui concernent TOUS les salariés du groupe et leur famille.

La direction a empêché vos représentants du personnel d’assister à la dernière réunion, et ce, alors qu’il n’y a qu’une réunion trimestrielle (au mieux) !

Déclaration de l’élue CSE SSG CFDT de cette commission, faite en réunion de CSE de fin juillet :

« La commission prévoyance santé, concerne 100% des salariés de l’UES, ainsi que leurs familles. Aujourd’hui, je ne vous ferais pas de retour en CSE sur la dernière réunion de cette commission comme j’en ai l’habitude. Pourtant il y a bien eu une réunion le 6 juillet dernier, comme prévu depuis la dernière réunion, le 10 mars 2023.

Le lundi 3 juillet à 20h, autant dire le mardi 4 juillet, nous avons reçu la convocation et avons découvert que cette réunion prévue le jeudi se tiendrait physiquement à Paris. Les réunions de cette commission se tiennent par teams depuis des mois.

Pour ma part, j’ai immédiatement cherché un train pour le jeudi pour Paris. En cette semaine de départ en grandes vacances, impossible. J’ai adressé un mail à M Tulard, expliquant que ce changement était soudain, qu’il était impossible d’être physiquement à Paris le jeudi et demandant une audio teams pour pouvoir y assister.

Je passerais sur mon implication dans cette commission et sur les questions, les remarques et propositions qui viennent presque toutes des élus CFDT.

La direction a sciemment organisé le fait que je ne puisse pas assister à la réunion, comme sans doute d’autres collègues provinciaux, non prévenus et ne pouvant se déplacer pour le surlendemain.

Le plus choquant n’est sans doute pas l’entrave faite par la direction, qui écarte les représentants des salariés des réunions où ils sont légitimes.

Le plus choquant est peut-être l’absence totale de réponse.

Non seulement la direction nomme un représentant juridique et non RH pour le dialogue social, mais encore celui-ci n’a-t-il pas la plus élémentaire correction de répondre à un mail personnellement adressé sur un point d’organisation (sans polémique).

Le non-respect du minimum de politesse par un des responsables du dialogue social montre bien l’état déplorable du dialogue social dans l’entreprise. »





Présentation des résultats du 1er semestre 2023 : Des résultats toujours meilleurs pour le groupe Sopra Steria !

 

Fin 2021, nous étions à +4% sur les prix de vente, avec seulement +3% d’augmentation des salaires

Au premier semestre 2023, c’est encore mieux, on en est à +6% sur les prix de ventes, et seulement +4% sur les salaires (en France) !

L’éternelle réponse du « Commençons par vendre plus cher pour pouvoir augmenter les salaires » … eh bien, même quand on vend plus cher, rien pour les salariés !


En détail :



Les volumes et prix de vente sont en croissance !

Le DG met l’accent sur l’IA, qui va « impacter la performance et la productivité » dans de nombreux métiers dont les nôtres.

Avec l’acquisition des sociétés Tobania et bientôt Ordina, le Benelux va devenir la 3ème zone du groupe (après la France et UK).

Sur la France uniquement : le taux de marge du S1 2023 est à 9,1%

Enfin, les perspectives sur l’année s’améliorent malgré les discours alarmants de la direction pour justifier les non-augmentations de juillet !

Le group revoit ses objectifs annoncés au marché pour 2023 pour améliorer son objectif : Désormais on vise une croissance de Chiffre d’affaires de 6% (contre une annonce entre 3 et 5% au départ) !

Et toujours un objectif de plus de 9% de taux de marge et une trésorerie d’au moins 300 millions d’€ !

Et pour 2024, un objectif de 10% de marge opérationnelle !

Pour retrouver la présentation financière intégrale : https://drive.google.com/file/d/1ad6GL6pxhy3y59tqZOgC3xNBJl9JQYFF/view?usp=sharing

 

À ajouter à cela aucun impôt payé en France pour le Groupe mais 20 M€ d’aide reçues de l’État français... La vie est dure… mais pas pour tout le monde.


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vendredi 28 juillet 2023

ALERTE AU PLOMB à Trinity : La direction risque la santé des salariés pour économiser quelques packs d'eau !

 

 Le 26 juin 2023, suite à une information d’une RP SHRS du site Trinity, la CSSCT avertissait par mail la direction de SHRS sur la présence de plomb possible dans le réseau d’eau potable de la ville de Courbevoie.


Cette alerte a été remontée par la société Engie présente dans la tour voisine de la nôtre. Dès le 16 juin 2023, la direction d’ENGIE a pris des mesures immédiates de prévention : information à l’ensemble des salariés, mise à disposition de bouteilles d’eau et recommandation aux femmes enceintes de ne pas consommer l’eau de la Tour (comme préconisé de l'ARS).

Au CSE de SHRS du 20 juillet, à la demande des élus, la direction annonce qu’il n’y a pas de plomb et que les analyses sont bonnes, sans pour autant les fournir, et sans donner la date de réalisation de ces analyses.

Moins d’une semaine après, le 25 juillet, seuls les Représentants du Personnel (RP) de TRINITY sont informés de la présence de plomb dans l’eau. Ni les salariés, ni les CSEs, ni les CSSCTs, pourtant à l’origine de l’alerte, ne sont informés. Seule une signalétique minimaliste est mise en place sur les points d’eau.


La direction a attendu le dernier moment et a refusé d'alerter les salariés, avec potentiellement des personnes à risque fort !

Elle en est à économiser le prix de quelques packs d'eau au détriment de la santé des salariés, jusqu'où ira-t-elle dans le cynisme ?

Rappelons que la direction, selon l’article L4121-2 du Code du travail, a une obligation de prévention  https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033019913 et a une obligation de la préservation de la santé des salariés.


mardi 18 juillet 2023

Prime Vacances : la direction floue les salariés

 Prime Vacances :

 


La justice, dans sa dernière décision, confirme que Sopra Steria a volontairement sous-estimé le montant qu’elle verse annuellement à ses salariés.

C’est ce que décide la chambre sociale de la Cour de Cassation dans son arrêt du 7 juin 2023.

Le montant de cette prime est précisé dans l’article 7.3 (anciennement 31) de notre convention collective des bureaux d’études qui précise :

« L'employeur réserve chaque année l'équivalent d'au moins 10% de la masse globale des indemnités de congés payés acquis prévus par la convention collective, au paiement d'une prime de vacances à tous les salariés de l'entreprise. « 

Mais revenons à la longue histoire de cette procédure juridique initiée en son temps par votre CE (actuel CSE).

En 2017, une expertise sur le sujet est mandatée par le CE auprès du cabinet d’expert-comptable Trinôme.

Le rapport d’expert

Cette expertise, en se basant notamment sur des avis de la Commission Paritaire d’Interprétation en 1990 et 1997, constate que Sopra minore et restreint cette prime en appliquant unilatéralement des principes sur plusieurs aspects entre autres :

·       En la réservant uniquement aux salariés présents et rémunérés au 30 Juin

·       En la réservant aux salariés ayant fini leur période d’essai au 31 Mai

·       En ne prenant pas en compte les congés conventionnels (en se limitant aux 25 Jours légaux)

À la lecture de ce rapport, les élus du CE ont décidé de créer un Groupe de Travail sur le sujet.

Le Groupe de Travail

Constitué de plusieurs membres du CE, le Groupe de Travail constate que Sopra Steria n’intègre pas dans l’assiette de cette prime les Congés Payés des salariés ayant quitté la société avant le 30 juin. Les indemnités compensatrices de Congés Payés dues (payées sur le solde de tout compte) étant exclu de cette assiette par une décision de la cour de cassation.

Actions en Justice

·       Suite aux conclusions du Groupe de Travail, le CE auquel s’associent des syndicats introduit une action en justice pour réclamer principalement 

o   que l'assiette de calcul de la prime inclue tous les congés payés «  réellement versés » au 31 mai de chaque année et prenne en compte toutes les indemnités effectivement versées sans possibilité de déduction, que les salariés soient encore ou non présents dans l’entreprise.

·       Le Jugement du TGI de Paris en 1er Instance du 18 juin 2019 confond assiette et répartition, et rejette la demande du CE considérant que la Convention Collective Nationale (CNN) des bureaux d’études laisse toute latitude à l’entreprise pour préciser les modalités d'attribution et de répartition de la prime de vacances et que la convention collective ne prévoit pas de versement prorata temporis.

·       Le CE interjette de cette décision devant la cour d’appel de Paris sur l’assiette de la prime de vacances

·       La cour d’appel de Paris dans sa décision du 28 juin 2021 confirme la décision du TGI et déboute le CE et les syndicats pour les mêmes motifs

·       Le CE se pourvoi en cassation de cette décision

·       La Cour de Cassation casse la décision de la cour d’appel considérant que la CNN dite « Syntec » manque de clarté à ce sujet et qu’à ce titre il faut considérer l’esprit du texte.

Il en résulte que cette prime de vacances doit être calculée sur l’ensemble des indemnités de congés payés versées aux salariés de l’entreprise durant la période de référence, peu importe qu’ils aient quitté l’entreprise en cours d’exercice.

 

Conséquence de la décision de l’arrêt de la Cour de Cassation

·       La cour de cassation ayant annulé la décision de la cour d'appel, il faut y retourner, et le 29 juin dernier le CSE décide par conséquent de saisir la cour d’appel de renvoi pour obtenir un jugement définitif sur le fond.

Conclusions

La justice considère dans sa dernière instance (cour de cassation) qu’il faut juger « la lettre de la loi ».

Sopra Steria devra donc revoir sa copie et changer, en cas de confirmation en appel, sa méthode de calcul de cette prime vacance et l’appliquer.

Quid de la rétroactivité sur 3 ans (Loi Macron qui limite dans la durée la rétroactivité) de cette décision ?

·       Sopra Steria va-t-elle faire un calcul rétro actif spontanément ?

·       Sopra Steria va-t-elle laisser les salariés faire une action individuelle au Consel des Prud’Hommes pour réclamer leur dû ?

·       Sopra Steria va-t-elle proposer un montant forfaitaire par accord ?

Morale de l’histoire

Si on fait un parallèle avec nos contributions sociales retraite, que penseriez-vous d’un gouvernement qui diminuerait les retraites des contributions des salariés malheureusement décédés avant de la prendre ?

Et c’est pourtant l’option choisie par Sopra Steria ………….

Suite au prochain numéro

 

vendredi 23 juin 2023

Sopra Steria pousse pour reculer l’âge de la retraite, mais refuse de garder ses salariés âgés !

Sopra Steria pousse pour reculer l’âge de la retraite,
mais refuse de garder ses salariés âgés !

Et chez Sopra Steria, comment va-t-on atteindre le nouvel âge de la retraite ?!

Le président du Syntec, syndicat patronal de notre branche des bureaux d’études, n’est autre que le Directeur Général Adjoint de Sopra Steria, Laurent Giovacchini. Il défend une retraite par capitalisation, même si l’on sait qu’elle est intenable (Mettez de côté 100€ et voyez ce qui se passe avec une inflation de 5% par an !). Le Syntec est favorable à tout report de l’âge de la retraite et voudrait en plus qu’on « aide » ses entreprises si elles embauchent des seniors…et pour les virer ?

 

La réforme ? « Dans l’informatique, pas de problème pour bosser jusqu’à 64 ans » ? « Pas concerné car ingénieur, et avec mes études, je dois déjà bosser jusque 67 ans ! » ?

Et pourtant, les salariés ont déjà du mal à atteindre l’âge de la retraite dans le Groupe Sopra Steria !

 

70 salariés seulement sur 13 000 atteignent la retraite chaque année chez Sopra Steria. Combien après la réforme ?

Ce chiffre éloquent confirme la politique revendiquée de maintenir un âge moyen bas ! (cf. Réponses aux questions du DG lors de la présentation des résultats 2022). Ne pouvant embaucher de plus en plus jeune, et les salariés vieillissant tous, mathématiquement les seniors n’ont pas leur place et il faut les faire sortir !



Sur le même sujet :

Licenciée du groupe Sopra Steria à 57 ans après 28 ans d'ancienneté pour UN mail aux salariés trop amical !

et

lundi 3 avril 2023

REFORME DES RETRAITES : Communiqué Intersyndical - L'intersyndicale déterminée donne rendez-vous le 6 avril

 


L'intersyndicale déterminée
donne rendez-vous le 6 avril

 

À l’appel de l’intersyndicale ce sont plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, jeunes et retraités qui se sont mis en grève et ont manifesté. Le monde du travail s’est une nouvelle fois mobilisé dans toute la France de façon massive et déterminée, pour le retrait de la réforme des retraites. La jeunesse a encore une fois été très présente dans les mobilisations.

Après deux mois d’un mouvement social exemplaire et inédit depuis 50 ans, très largement soutenu par la population, et un parcours parlementaire chaotique, l'absence de réponse de l'exécutif conduit à une situation de tensions dans le pays qui nous inquiète très fortement.

En ne répondant pas à la demande de retrait, en usant du 49.3, l’exécutif a fait le choix d’accentuer la crise démocratique et sociale. Pourtant, dès le début, les organisations syndicales et de jeunesse avaient prévenu l’exécutif du risque d’explosion sociale que pouvait provoquer cette reforme injuste, injustifiée et brutale.

Le gouvernement a la responsabilité de garantir la sécurité et le respect du droit de grève et de manifester. Alors que le calme a toujours caractérisé le mouvement, l’intersyndicale déplore le nombre de blessés.

Depuis des semaines, nos organisations ont fait preuve d’une grande responsabilité. Aujourd’hui encore, nous demandons au gouvernement de prendre la sienne.

L’intersyndicale soutient les mobilisations, manifestations, les actions intersyndicales et grèves qui perdurent depuis janvier. Elle appelle les millions de travailleurs et travailleuses, les jeunes et les retraité.es à continuer de se mobiliser.

Elle appelle à des rassemblements syndicaux de proximité définis localement et à une nouvelle grande journée de grève et de manifestations le jeudi 6 avril partout dans le pays.

L'intersyndicale se réunira prochainement.

Le 28 mars 2023

vendredi 24 mars 2023

|| Communiqué de presse || SOPRA STERIA : non concernée par la retraite !


Bureaux d'études : 

SOPRA STERIA : non concernée par la retraite ! 

Encore une fois, le président de la Fédération Syntec et Directeur Général Adjoint de Sopra Steria, Laurent Giovachini, qui prône un dialogue social ouvert au niveau national, n’applique toujours pas ce même dialogue social dans sa propre entreprise. Hypocrisie et entêtement ?

La CFDT a demandé l’ouverture de négociations suite à l’annonce de la restructuration de Sopra Banking Software avec la création d’une nouvelle entité.
La direction a enfin accepté cette négociation et l’a positionnée à la date du 15 mars prochain.
Pourtant la date de la mobilisation nationale contre la réforme des retraites du 15 mars était d’ores et déjà connue.
La direction SSG n’en est pas à son coup d’essai, et avait déjà refusé de décaler une réunion de négociation le 16 février dernier malgré la demande de la CFDT.
La direction de Sopra Steria sait que la CFDT de Sopra Steria est mobilisée depuis le 10 janvier sur la réforme des retraites et participe depuis le début aux grèves et aux mobilisations impulsées par la CFDT. 

Cette décision empêchera nos représentants du personnel mobilisés sur le front de la réforme des retraites de participer à cette négociation importante pour les 125 salariés évincés de l’entreprise par ce projet de restructuration.

La CFDT Sopra Steria demande encore une fois qu’aucune réunion de négociation ne puisse se tenir les jours de grève et de manifestation car notre organisation syndicale est mobilisée pour demander le retrait de cette réforme.

La réforme des retraites concerne aussi bien les organisations syndicales que les entreprises car les impacts vont toucher tout le monde. Elle va particulièrement toucher les salariés du groupe Sopra Steria, qui ont déjà des difficultés à atteindre l’âge de la retraite dans le Groupe. Sur les trois dernières années, 70 salariés sur 13 000 atteignent la retraite chaque année chez Sopra Steria. Les seniors n’y ont pas leur place et disparaissent au fil du temps. Ce chiffre éloquent confirme la politique revendiquée de maintenir un âge moyen bas au mépris de la soi-disant « RSE » du Groupe !

jeudi 23 mars 2023

Participation : L'arnaque des Acquisitions, comment ça marche ?

 

COMMENT CA MARCHE ?
Le travail des salariés crée la richesse de l’entreprise. Une partie de cet argent permet d’acheter des sociétés. Ce qu’il reste, c’est le bénéfice. La participation des salariés est calculée sur ce bénéfice, donc : PLUS D'ACHATS = MOINS DE PARTICIPATION
Le produit du travail des salariés permet l’achat ou la création de sociétés.
Lorsqu’elles sont revendues, cela fait un bénéfice qui génère de la participation.
Les salariés ont alors un retour sur leur investissement.

Les acquisitions peuvent aussi être financées par l’apport d’argent frais par les actionnaires.
CHEZ SOPRA STERIA,
Les actionnaires n’investissent pas, ils se contentent de récupérer les dividendes
Pour la création et la séparation d'Axway, aucune vente n’a eu lieu, les salariés n’ont pas eu le retour de leur investissement.
Les actionnaires du Groupe, eux, ont pris goût aux 250 millions d’actions gratuites correspondant à la valeur d’Axway, et au cadeau de 60 millions de cash pour « payer leurs impôts »… (Souvenez-vous !)
Qu’estce qui garantit que le même coup ne se rejoue pas à travers une nouvelle filiale ?
Sans oublier que la direction pourra à tout moment effacer la dette que les filiales ont envers Sopra Steria, comme on l’a tant vu dans le passé.
Et comme encore cela est fait en 2019, sous couvert d’une augmentation du capital social, avec
la
disparition d’une dette de 84 Millions d’€ de SBS envers SSG.
Parions qu’aucune, même infime, partie de cet argent ne reviendra jamais aux salariés qui l’ont créé !
Cela fait autant d’argent investi qui ne revient jamais aux salariés...


Elle est où ta participation?

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