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Le blog de la section CFDT d'Axway

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lundi 18 septembre 2023

Rémunération du président du groupe Sopra Steria des 15 dernières années : l'inflation n'est pas la même pour tout le monde !

 


Vos élus CFDT ont compilé pour vous les rémunérations issues des Documents Universels de Sopra Steria et d’Axway depuis 2007.

La rémunération de Pierre Pasquier est de 834 509€ en 2022 pour ces rôles dans le groupe.

En augmentation constante : en 10 ans, sa rémunération connue a augmenté de près d’1/4 ! (+22%) (En ne prenant que les rémunérations connues d'Axway, SSG et GMT).

*ATTENTION, ce total ne prend pas en compte les dividendes. sources : documents universels de SSG et Axway. Il ne prend pas en compte les autres rémunérations de filiales françaises ou étrangères (actions offertes, rémunérations de Dirigeant mandataire social, administrateur, dans des filiales et sous-filiales de Sopra Steria Group, d'Axway, SBS, HR, … en France ou à l'étranger).

Vos Élus CFDT ont calculÉ que
le salaire m
Édian* des salariÉs
n
a augmentÉ, lui, que de 11% en 10 ans,
dommage !

(Pour les salariés de la société mère Sopra Steria) 

*Le salaire médian étant « au milieu » des salaires de l’entreprise :  Il s’agit du montant de salaire qui sépare les travailleurs en deux groupes égaux : la moitié d’entre eux gagne moins que le salaire médian, tandis que l’autre moitié gagne plus. Contrairement au salaire moyen, qui peut être biaisé par les salaires très élevés, le salaire médian donne une image plus représentative de la répartition de la rémunération dans une population donnée.


Dividendes reçus et fortune :

Pour les dividendes perçus, en 2023 la famille Pasquier a reçu plus de 12,3 Millions d’€ de dividendes de SSG et 1,2Millions d’€ d’Axway sur les résultats de 2022. En 2022, la famille Pasquier a reçu 10,4M€ de dividendes (Bonnes vacances ! Mais pas les mêmes pour tous : prime vacances et dividendes...). En 2021 c’était 7 millions de dividendes (Montant de l'Intéressement - Dividendes (sur les résultats 2020 versé en 2021) : "un grand merci" P.P.)…

En 10 ans, la fortune de Pierre Pasquier a été multipliée par 3 ! (190M€ en 2013) (Pierre Pasquier : 237ème fortune de France !) Le président du groupe Sopra Steria, Pierre Pasquier, a la 237ème plus grosse fortune de France avec 575 millions d’€ en 2023.  


VOUS APPRÉCIEZ NOS ARTICLES ? VOUS APPRÉCIEZ AVOIR DE L’INFORMATION ? VOTEZ CFDT en novembre 2023 POUR NOUS PERMETTRE DE CONTINUER CE TRAVAIL ET D'EN FAIRE ENCORE PLUS POUR VOUS !

vendredi 15 septembre 2023

MONTANT NET SOCIAL : La CFDT alerte sur les conséquences pour les plus précaires !

Sous couvert de "simplification" de l'accès au RSA et à la prime d'activité, le montant net social (nouvellement apparu sur les bulletins de salaire) diminue l'accès à ces aides ! 

En effet, en intégrant dans ce "net social" des montants qui ne bénéficient pas au salarié, comme les cotisations à la prévoyance, cela diminue le droit d'accès au RSA et prime d'activité... on n'augmente pas les seuils, on augmente ce qu'il faut déclarer. Malin, mais pas très honnête! 
 
Comme si une assurance décès (dont au final, une infime minorité de salariés bénéficie un jour) aidait à se nourrir chaque mois !  


montant net social

La CFDT alerte sur les conséquences pour les plus précaires

Pour simplifier l’accès aux droits et le calcul des aides sociales, le gouvernement a décidé de faire porter sur le bulletin de salaire une nouvelle ligne : le montant net social, montant qui servira de base à tous les calculs d’aide sociale. Il servira d’indicateur pour calculer des prestations sociales délivrées par la branche famille comme la prime d’activité et le RSA basées sur des plafonds. 

L’obligation de déclaration sera effective au 1er janvier 2024 et devait faciliter l’accès aux droits. 

Toutefois, dans sa mise en œuvre, le gouvernement a décidé par décret d’y intégrer des montants d’aides diverses délivrées par les entreprises. Ainsi, des militants CFDT ont identifié que ce montant net social inclut des prestations sociales telles que la prévoyance complémentaire obtenue par des négociations au sein d’une branche professionnelle ou d’une entreprise, tout comme des CESU garde d’enfants ou autre avantage en nature…

 

De ce fait le montant des ressources déclarées augmente, faisant potentiellement significativement baisser le montant des prestations sociales associées. 

Sur le fond, l’injustice est particulièrement grande pour les plus bas niveaux de rémunération. Par exemple le fait pour une branche de bénéficier d’un très bon contrat collectif prévoyance n’a que des effets positifs sur les salariés qui ne bénéficient pas d’aides sociales. En revanche, « cet avantage » négocié par les partenaires sociaux de la branche viendra amputer les prestations sociales des salariés les moins bien rémunérés. Et l’intérêt bien réel de bénéficier d’une bonne prime décès ne compense pas une diminution de la prime d’activité ou du RSA : cela ne permet pas, par exemple, d’acheter à manger !

 

Pour la CFDT, cela serait particulièrement injuste et brutal dans un contexte de tensions sociales, d’inflation et de difficultés croissantes à subvenir à ses besoins, notamment pour les bas salaires.

Ainsi nous avons le cas de Martine, une salariée avec un net à payer avant impôt de 1599 euros et un net social qui s'élève à 1765 euros. Ceci entraîne une perte notable sur sa prime d’activité qui passerait alors de 144 €/mois avant impôts à 79 €/mois avec le net social, soit une perte de pouvoir d’achat de 65 euros par mois ! C’est extrêmement brutal.

 

Pour la CFDT, il est indispensable de reconsidérer le montant net social en excluant certains éléments comme la prévoyance, les CESU garde d’enfants etc. Les travailleurs précaires ne doivent pas être victimes d’une aberration administrative. Même en période de tension budgétaire, la CFDT refuse de leur faire revivre la réforme catastrophique des APL !

vendredi 8 septembre 2023

**SCOOP CFDT** Bilan des augmentations de juillet 2023 pour Sopra Steria Group : les plus faibles jamais vues!

Mise à jour le 14/09/2023

La CFDT est la seule à faire le travail de compiler tous les chiffres et les restituer pour comparaison sur des années ! Pour que nous puissions continuer ce travail, votez CFDT en novembre 2023 !

La santé économique de l’entreprise n’a jamais été aussi bonne, et les augmentations de juillet SSG n’ont jamais été aussi faibles !!!

On constate que l’année 2023 est meilleure que 2022 économiquement, mais les CRH de juillet sont moins bons et moins généreux qu’en 2022 ! !

C’est la plus basse augmentation de juillet depuis 20 ans ! (hors gel 2020)
Rappelons que SSG a fait 167 Millions d’€ de bénéfice en 2022, a reçu 20 millions d’€ d’aides de l’état, n’a payé aucun impôt en France et a versé 88 millions d’€ de dividendes…

Alors que la direction annonce une augmentation des objectifs 2023 au vu de l’excellente situation, les salariés sont toujours exclus de ces bonnes nouvelles.

1593 salariés ont été augmentés, soit selon la direction 13 % des salariés (sur les salariés présents le 2 mai, et non sortants avant le 01/10/23).

6% des salariés ont été promus.

La médiane des augmentations reçues est de 120€.

Pour ceux qui ont eu une augmentation, le minimum est de 60€ (femme) et le maximum est de 1000€ (un homme I3.1).

Population cible… ou pas :

La direction annonce une « population cible » pour l’augmentation de juillet, mais les critères sont inconnus des salariés et variants, et en fait, beaucoup d’augmentations se font en dehors.

Vos élus posent la question des critères de la population cible, et ont 3 réponses différentes… finalement, ce serait :
Les Productifs de moins de 5 ans d’expérience, entrés avant le 01/01/2023 et sans sortie prévue avant le 01/10/2023.

Cette population-cible n’est-elle là que pour servir d’excuse aux non-augmentés ?
Car dans les augmentés, 13,7% n’étaient pas dans la « population cible », mais ils ont pourtant récupéré 17% de l’enveloppe des augmentations.
De plus, les « hors cible » ont eu une augmentation plus importante (en moyenne 164€ contre 128€ de moyenne pour les salariés de la cible) et se concentrent plutôt sur les classifications hautes.

Toujours des non-augmentés depuis des années :

Ce sont vos élus CFDT qui ont demandé à suivre ces données. Ainsi, il est possible de détecter les cas et pousser la direction à les corriger pour améliorer ces chiffres.  C’est ce que nous essayons de faire depuis plusieurs années.

Comment expliquer que des salariés restent sans augmentation pendant plus de 5 ans ? et même pendant plus de 10 ans ou plus de 15 ans ?! La direction n’a pas de réponse. Nous faisons remarquer la perte du pouvoir d’achat pour tous ces salariés !

À suivre pour les autres sociétés du groupe… mise à jour le 14/09/2023 : 

Pour les autres sociétés de l'UES, Axway, Sopra Banking Software, SHRS et I2S, la CFDT est la seule à compiler et comparer les données!! :



Comme dans la société mère SSG, les autres sociétés distribuent des augmentations bien au-delà de la soi-disant "population cible", qui ne sert finalement que d'excuse au non-augmentés. 


Liens :

Présentation des résultats du 1er semestre 2023 : Des résultats toujours meilleurs pour le groupe Sopra Steria !

Économie de l’entreprise SSG : avis négatif de TOUS les représentants des salariés !

vendredi 1 septembre 2023

Salaires : les salariés attendent, la direction ne doit pas repousser la négociation !

  La CFDT a envoyé le 23 août un mail au DG du groupe Sopra Steria pour demander au plus vite une négociation sur les salaires.

Ce thème est obligatoire dans les négociations annuelles obligatoires (NAO), et la direction devrait l'aborder à la rentrée de septembre, avant les CRH et les décisions d'enveloppe d'augmentations de janvier 2024 !

Or, dans le calendrier des instances, RIEN ! 

Dans le contexte d’inflation que nous subissons tous, la nécessité d’une telle négociation rapidement est d’autant plus prégnant. 

Vos élus CFDT ont calculé que le salaire médian* des salariés de SSG n'a augmenté que de 11% en 10 ans...

C’est une attente forte des salariés, que la direction ne peut repousser plus longtemps.

Nous attendons donc la réponse de la direction...

VOTEZ CFDT aux prochaines élections, 
pour nous donner le poids nécessaire de faire bouger les choses !

* (Pour les salariés de la société mère Sopra Steria) :
Le salaire médian étant « au milieu » des salaires de l’entreprise :  Il s’agit du montant de salaire qui sépare les travailleurs en deux groupes égaux : la moitié d’entre eux gagne moins que le salaire médian, tandis que l’autre moitié gagne plus. Contrairement au salaire moyen, qui peut être biaisé

mercredi 14 juin 2023

Salaire : Sopra Steria rémunère-t-elle moins que ce que la loi prévoit ?

 


C'est la question que se posent vos élus CFDT pour les salariés :

  • En Forfait Jours (I3.1 et plus et I2.3 et plus dans la filière commerce)
  • En Statut « M2 » (ex Steria)

Pour répondre à cette question, les élus du CSE ont mandaté un groupe de travail chargé d’une expertise en collaboration avec le cabinet d’avocats LBBA.

Ce que dit la Loi

a) La convention collective nationale des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils (dite « SYNTEC ») prévoit que les Salaires Minimaux Hiérarchiques Conventionnels (SMHC) mensuels soient calculés selon la formule suivante :

 Coefficient de la Position x Valeur du Point en Euros

Exemple : pour un salarié en position 2.3 :
150 x 21,340€ = 3 201€ (SMHC) mensuel


La Valeur du Point évolue au gré des accords avec les syndicats de la branche qui mettent à jour la Convention Collective (exemple : Avenant N°47 du 31/03/2022 pour les Ingénieurs et Cadres).

b) L’article 7.1 (Avenant N° 46 du 16/07/2021) précise les éléments du salaire à prendre en compte dans le calcul du
SMHC. Il indique que :

  • La rémunération mensuelle ne peut être < à 95% du SMHC ou, en cas d’existence d’un 13° mois, à 92% du SHMC

  • En cas de départ en cours d'année d'un salarié ayant une rémunération mensuelle inférieure au SMHC, l'entreprise complétera la rémunération perçue afin qu'elle corresponde au moins au SMHC sur la période de présence (mise en conformité avec l’article X de l’accord Temps de Travail de 1999).

Rémunérations chez Sopra  Group

  • Les salariés en « Forfait Jours » bénéficient d’une rémunération annuelle au moins égale à 120% du SMHC et d’une prime garantie de 13° mois sous conditions de présence au 31/12.

  • Les salariés en « M2 » (ex Steria) bénéficient d’une rémunération annuelle au moins égale à 115% du SMHC et d’une prime garantie d’un ½ 13° mois sous conditions de présence d’un jour en décembre.

Problématique principale

La direction, se basant sur une interprétation personnelle, considère que ces primes sont des éléments de rémunération à intégrer dans la comparaison avec  le SMHC.

Alors qu’elles sont souvent conditionnées à une présence :

  • au 31 décembre pour les salariés en « Forfait Jours »,
  • en décembre pour les salariés en « M2 ».
Conséquences :

  • Les salariés Sopra Steria n’ayant pas respecté leur condition de présence :
    • Départ de la société en cours d’année (démission, licenciement, rupture conventionnelle, départ à la retraite),
    • Maladie non garantie en décembre par exemple.

ne reçoivent pas cette prime au Prorata Temporis de leur temps de présence et peuvent donc se retrouver avec une rémunération annuelle < à 115% pour les salariés en « M2 » et < à 120% pour les salariés en « Forfait Jours » au SMHC.

 

Autres problématiques et conséquences liées

  • Pour les salariés en  « M2 », la prime du ½ 13° mois n’est souvent pas comprise dans le calcul des indemnités de congés payées (Article 5.6 de la Convention Collective). Leurs indemnités de CP sont donc diminuées.
  • Pour les salariés en « M2 » en temps partiel, la société ne cotise pas pour la retraite complémentaire sur la prime du ½ 13° mois, alors qu’elle le devrait. Leurs cotisations retraite sont donc diminuées.
  • Pour les salariés en « Forfait Jours », la direction utilise des primes variables sur objectifs pour feindre de respecter le SMHC annuel. Ces primes sont détournées de leur objet. De plus, elles sont versées en mars de l’année suivante. Le SMHC annuel de l’année N-1 n’est donc pas respecté par la direction.

En résumé

  • Pour les salariés « M2 » :
    • l’intégration de la prime du 1/2 13° mois au SMHC annuel résulte d’une décision unilatérale de la direction au 01/07/2017 effaçant l’usage en vigueur plus bénéfique à ces salariés.
  • Pour les salariés en « Forfaits Jours » :
    • intégration de cette prime au SMHC Annuel 
  • Pour les salariés en Heures et  les salariés en Modalité 1 :
    • Pas d’Intégration de cette prime au SMHC Annuel
    • Ce sont les seuls salariés pour lesquels le SMHC est respecté !

Avis du Conseil (LBBA) du CSE suite à la première réunion

  • La notion de rémunération est complexe et déroge selon les sujets

  • Un arrêt de la cour de Cassation concernant l’Appel de SOGETI de 2019 donne raison à l’employé dans sa demande de contestation

  • Il prône de missionner un expert sur le sujet pour savoir ce qui est exactement fait (lui ne pouvant pas avoir accès aux éléments de paie)

Conclusion

Pour chaque Salarié et selon sa Modalité, la direction s’arroge le droit d’intégrer ou non la prime de fin d’année dans le SMHC Annuel.

Charge à lui de faire reconnaître ses droits individuellement devant la justice prud'homale.

Cela s’appelle de la discrimination orchestrée.

Le but visé de la direction est de supprimer progressivement les salariés en Modalité 2, en réduisant leurs avantages et en les poussant progressivement vers d’autres modalités, ou vers la sortie pour les plus anciens, avec un Solde de Tout Compte réduit.