Le blog de la section CFDT d'Axway
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INVITÉ RTL - Retraites : "Est-ce que le gouvernement a envie de mettre le feu au pays ?", demande Berger
Le troisième et dernier cycle de discussions autour de la réforme des retraites débute ce lundi 28 novembre. Invité de RTL, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT a fait le point sur les négociations. "Être entendu, c'est avoir des choses palpables, pour l'instant on n'a rien d'écrit de la part du ministère du Travail. On va rentrer dans une autre discussion, sur la question du financement", explique-t-il.
"Le gouvernement nous fait peur partout en disant qu'il y a un énorme déficit. Il n'y a sûrement pas besoin de décaler l'âge de départ en retraite de 62 à 64 ans", selon lui. Certains disent pourtant que le fait de repousser l'âge de départ va mécaniquement améliorer l'emploi des seniors. "C'est très hypocrite, il faut d'abord des mesures coercitives dans les entreprises", réagit Laurent Berger.
"Travailler jusqu'à 62 ans, pour nombre de travailleurs aujourd'hui, c'est quelque chose d'extrêmement difficile", ajoute-t-il. Selon le secrétaire général de la CFDT, "le système des retraites est un système qui est injuste aujourd'hui. On peut travailler toute sa vie et avoir à peine de quoi vivre à la retraite. Il faut remettre des éléments de justice dans le système des retraites".
Le report de l'âge de départ "pénaliserait les travailleurs de deuxième ligne", explique Berger. "Est-ce que le gouvernement a envie de mettre le feu au pays et de faire une réforme profondément injuste pour les plus modestes ?", demande-t-il.
Source : RTL
Assurance chÔmage
Objectif
plein emploi : une injuste nouvelle réduction des droits des chômeurs
Après les annonces ce jour du ministre du
Travail sur les nouvelles règles d’assurance chômage, la CFDT regrette et
dénonce des arbitrages à nouveau en défaveur des plus fragiles.
La modulation de l’assurance chômage selon la
conjoncture n’est pas une solution pour atteindre le plein-emploi.
En effet, la CFDT ne partage pas le principe
qu’une baisse des droits des demandeurs d’emploi améliorera leur entrée sur le
marché du travail. Les difficultés de recrutement viennent d’abord d’un
déficit de compétences liées aux besoins des entreprises mais aussi des
conditions de travail proposées.
Ce sont les sujets des bas salaires, des
horaires décalés, des contrats courts, de l’accès difficile au transport et au
logement qui sont à l’origine des difficultés de recrutement. Ne pas traiter
concrètement ces sujets, c’est refuser de travailler sur la qualité de
l’emploi. Et surtout, c’est maintenir les plus fragiles dans la précarité.
Le gouvernement choisit aujourd’hui de réduire
de 25 % la durée d’indemnisation pour tous les travailleurs et
travailleuses en fin d’indemnisation et nouvellement inscrits à Pôle emploi à
compter du 1er février 2023. Lors de l’entrée en vigueur de la précédente
réforme en 2021, le gouvernement s’était pourtant engagé à ne pas toucher au
capital de droits. Ce sont près de 3 à 4 milliards d’euros d’économies qui
seront réalisées sans qu’aucun effort ne soit attendu des employeurs. Le nombre
de contrats de moins d’un jour dépasse pourtant largement le niveau d’avant
crise sanitaire.
La CFDT pointe aussi l’incohérence de
l’exécutif qui applique les mêmes règles pour les demandeurs d’emploi en
formation, alors que les difficultés de recrutement sont largement imputables
au manque de qualification.

🟠 La semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées (SEEPH) s'achève : des progrès, mais un long chemin reste à parcourir...
Les députés et les sénateurs
réunis en commission mixte paritaire (CMP) le 9 novembre, ont trouvé un
compromis pour adopter le projet de loi qui réforme de nouveau l’assurance
chômage.
À partir d’un
texte qui avait pour objectif annoncé de prolonger les règles de l’assurance
chômage au-delà du 31 octobre 2022, la CFDT constate que le compromis obtenu
introduit de façon totalement déséquilibrée des dispositions au détriment des
travailleurs et de leurs droits.
Le texte
instaure une présomption de démission pour les salariés qui abandonnent leur
poste, ce qui les exclut des droits à l’assurance chômage. Cette mesure avait
été introduite par les députés à l’Assemblée nationale alors qu’il n’existe
aucune étude ni chiffrage sur les abandons de poste en France. Le texte va
encore au-delà, en conservant deux amendements issus du Sénat : la suppression
des droits à l’assurance chômage pour les salariés qui refusent à deux reprises
un CDI à l’issue d’un CDD ou d’un contrat d’intérim sur le même poste.
La CFDT dénonce
ces dispositions qui sanctionnent injustement un salarié pour le refus d’un
futur contrat. Cela occulte totalement les raisons légitimes (personnelles ou
liées aux conditions de travail dans l’entreprise) que peut avoir un salarié
lorsqu’il refuse un CDI à l’issue d’un CDD ou d’une mission d’intérim.
Là où les
employeurs ont à leur disposition toute une palette de contrats de travail à
proposer – et la CFDT dénonce régulièrement les abus sur les CDD proposés à
répétition – les salariés, eux, n’ont droit à aucune prise en compte de leur
situation personnelle.
Maigre
consolation, concernant le dispositif du bonus-malus, la CFDT se félicite que
le texte soit revenu à la version votée par l’Assemblée nationale : la droite
sénatoriale ne sera pas parvenue à complètement vider de sa substance un
dispositif déjà bien limité à l’heure actuelle.
Ce deux poids
deux mesures est inacceptable pour la CFDT. Alors que le marché du travail
actuel instaure un nouveau rapport de force en faveur de certains salariés, la
CFDT attend des employeurs qu’ils travaillent sur la qualité des offres
d’emplois, plutôt que de faire peser sur les seuls travailleurs, souvent
précaires, des solutions injustes et inappropriées.
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